Les lignes bougent 1. La classe moyenne se rebiffe

La classe moyenne, voilà une catégorie sociale qu’on a du mal à identifier et pour cause, puisque elle est « moyenne », un peu comme le « Français moyen » qui n’existe pas mais auquel pourtant tout le monde se réfère. Elle n’existe en fait que par comparaison à d’autres groupes sociaux, qu’on l’appelle la classe ouvrière ou les classes populaires d’une part, les classes supérieures ou les élites d’autre part. Je sais mon classement est sommaire mais je ne suis pas sociologue et j’espère que ma schématisation ne va nuire à la clarté de mon propos ;

Toujours est-il que cette classe moyenne, je devrais dire ces classes moyennes tellement ce groupe social paraît hétéroclite, était considérée comme un des piliers solides du système tel qu’il a prospéré dans la France des Trente Glorieuses et même au-delà, jusqu’au tournant du millénaire. Depuis les choses se sont gâtées. Une partie d’entre elles, ceux qui ont le plus pâti des changements économiques engendrés par une mondialisation menée au pas de charge et qui ont donc eu du mal à s’adapter sont actuellement tentées par une expérience extrémiste  qui leur promet, sans dire comment, un retour au bien-être antérieur. Et puis il y avait aussi cette partie de la classe moyenne qu’on appelle les cadres. Réputée très modérée, elle penchait syndicalement plutôt à droite ou du moins au centre. Et voilà qu’elle aussi bascule mais de l’autre côté Quand le syndicat des cadres vire à gauche toute    Certes, on ne verra pas une grande alliance CGT-FO-CFE mais un bloc réformiste, plutôt social-démocrate, semble en train de se mettre en place. Les organisations syndicales, aussi faibles soient-elles en France, sont souvent un bon indicateur précurseur des évolutions sociales en cours. A suivre donc

A suivre d’autant plus que dans le monde des dirigeants d’entreprises, cela bouge aussi. On a coutume de dire que les PME sont la richesse de l’économie française même si c’est surtout le CAC 40 qui est visible. Or, alors que leurs obligations en la matière sont moindre que pour les grands groupes, elles ont choisi de prendre, à bras le corps, le sujet de la Responsabilité Sociale et Environnementale des entreprise et d’en débattre avec les partenaires sociaux. Peine perdue semble-t-il puisqu’elles n’ont pas réussi à y entrainer les autres organisations d’employeurs La CPME lâchée en rase campagne par les autres organisations patronales   S’agissant du syndicat des professions libérales et de l’artisanat, cela peut se comprendre puisque pour ces entreprises, il n’y a pas d’enjeux majeurs quoique des questions comme la parité dans l’entreprise ou l’empreinte écologique puissent s’y poser aussi. Mais s’agissant du MEDEF, c’est plus surprenant. En effet depuis le Grenelle de l’Environnement, les plus grandes entreprises, qui forment quand même l’ossature de ce syndicat, sont soumises à des obligations réglementaires contraignantes, de plus en plus contraignantes même auxquelles elles se soumettent contraintes et forcées mais dont certaines ont su faire un outil de communication. Cette évolution de la CGPME vers la généralisation de la RSE est donc intéressante à suivre. Elle peut être le signe de nouvelles alliances sociales. En tout cas, il s’agit là de « grain à moudre » dans le cadre de la modernisation du dialogue social au sein des entreprises

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