Entendez-vous dans nos campagnes…..

Voici une petite revue de presse commentée de l’actualité agricole à ma sauce. Tout a commencé par la lecture de cet article  Les biscuiteries de l’Ouest craignent la pénurie de beurre

Ainsi donc, alors qu’on nous parlait il y a encore quelques semaines d’une nième crise de surproduction dans le secteur laitier, voilà que nos industriels qui dépendent pour leur approvisionnement des agriculteurs viennent à manquer de matière première. C’est  illogique, en apparence. Mais en lisant l’article on comprend mieux que cela est dû essentiellement à un marché dérégulé. Car pour ce qui est de la crise laitière, elle est toujours et bien là avec son cortège de souffrances voire de drames individuels qui produisent parfois des témoignages déchirants comme celui-ci  Le cri de détresse d’une épouse d’éleveur laitier
Eh oui ! Le coupable, c’est le marché, où plutôt quelques opérateurs qui en verrouillent l’accès. Dans ma jeunesse, j’avais appris que les pères fondateurs du Marché Commun avaient mis en place un mécanisme vertueux qui s’appelaient les montants compensatoires avant que les technocrates les rebaptisent PAC. Comme j’étais nourri de lecture biblique, je savais que ce n’était rien que l’application des rêves prémonitoires de Joseph (les 7 vaches maigres et les 7 vaches grasses). Toutes les civilisations rurales le savent : soumise aux aléas climatiques, l’activité agricole ne peut fonctionner dans la durée que s’il existe des mécanismes stabilisateurs(stockage/déstockage). Faute de s’en être souvenu, les eurocrates ont donc inventé une PAC qui fait marcher l’agriculture paysanne sur la tête. Et c’est pourquoi une vraie réforme de la PAC s’impose et il n’est pas étonnant qu’à la pointe de ce combat, il y ait les agriculteurs bio  Les agriculteurs bio plaident pour une PAC plus durable
Mettre la gestion des communs au cœur d’une politique publique est de simple bon sens. De même qu’il est de bon sens de ne plus lier l’aide publique à la surface possédée. C’est pourquoi l’initiative législative du gouvernement français va dans le bon sens  Les terres agricoles mieux protégées
Et puis ce n’est pas idiot de vouloir privilégier la qualité sur la productivité, mais là méfions-nous des cervelles fertiles des eurocrates. En effet, autant il est facile de mesurer la productivité puisqu’en fin de compte, il ne s’agit que de gros sous et de mesurer des entrants et des sortants, autant il est difficile de définir ce qu’est la qualité parce qu’il s’agit d’un concept multidimensionnel et se prêtant plus à l’analyse systémique qu’à l’analyse financière. Du coup, ils sont capables de nous inventer une usine à gaz qui rendrait le système le plus vertueux, inopérant.  Modestement, je me contenterai de donner quelques exemples qui, à défaut de fournir une règle, donnent le sourire et des raisons d’espérer que l’agriculture française n’est pas condamnée à devoir choisir entre la concentration ou la disparition
 Agriculture. Ses « cochons » bio lui ont redonné le sourire
 Agriculture. Dominique Langevin élève des escargots par milliers
Élevage de canards. Christophe Lelievre modernise son exploitation

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