COP 22 MARRAKECH impressions vertes

Jeudi 17 novembre 2016 est placée sous la couleur verte. J’avais déjà évoqué l’omniprésence du vert mais influencé par mes origines bretonnes, j’avais dévié vers le bleu (c’est le même mot glaz qui désigne les deux couleurs).

Le vert, couleur de l’espérance, et il y en a beaucoup dans les travées

Le vert, couleur de l’Islam et Marrakech est pr excellence une terre d’Islam.

Le vert, couleur de l’écologie, et c’est bien la moindre des choses  d’y faire référence dans une COP, où tout le monde est loin d’être écologiste.

Vert comme l’économie verte, qui tire son nom du constat précédent car c’est bien de cela dont je vais parler aujourd’hui, d’économie et d’entreprises.

Jeudi matin, j’ai été interpellé par les titres de deux articles de presse, le premier publié par Ouest France Climat. « Des multinationales demandent à Trump de respecter l’accord »

Le second publié par le webmédia Euractiv « Les entreprises veulent croire que les forces du marché sauveront le climat »

Tiens, tiens me suis-je dit, il se passe quelque chose du côté des entreprises, il est peut-être temps pour moi d’aller refaire un tour dans la halle d’à côté, là où sont les entreprises. Curieusement cette halle s’appelle « espace de l’innovation », alors que la halle où se trouve la société civile s’appelle « espace de la société civile ».

Mais je ne m’étais pas trompé lors de mon premier passage dans cette halle : tout a été repeint à la couleur climat comme je l’ai déjà écrit ; toutefois en y regardant de plus près, la documentation mise à disposition des gens qui passent a un vocabulaire un peu différent, la finance est peut-être « climate » mais on y vend des « green investment handbook », on y parle de «  green bond » et sur les autres stands, c’est un peu pareil. On n’a pas eu le temps, ou pas voulu, car cela coûte cher de refaire un tirage de toute la documentation commerciale et donc tout est « vert », même l’eau est verte, comme le transport ( ?).

Vert, comme le dollar. En effet, il est beaucoup question de « money », il n’est même question que de ça. Par curiosité, je suis allé dans un « side events », c’est le nom qu’on donne à la myriade de petites tables rondes que les ONG grandes ou petites se mettent un point d’honneur à organiser, et qui, avec les agoras, sont le sel de ces COP. Dans cet événement latéral donc, il allait être question d’indicateurs d’efficience en matière de prise en compte du genre dans les programmes de développement communautaire. L’idée est géniale dans son principe mais sa mise en œuvre comporte les risques inhérents à toute tentative de rendre compte de la diversité d’une action à travers un seul instrument de mesure surtout quand celui-ci est monétaire. C’est sa faiblesse, mais c’est aussi sa force car dès que vous êtes capables d’exprimer le résultat de votre action en dollars, vous devenez audibles des entreprises. Or, comme c’est là que se trouve l’argent et que les ONG cherchent désespérément de l’argent, voilà un élément de langage qui devra permettre à ces deux mondes de se parler à défaut de toujours se comprendre, afin que les unes financent les projets des autres.

Quand je vous disais que mon jeudi avait été placée sous le signe de la couleur verte. Dommage qu’on ait si peu parler d’agriculture, c’est vert aussi.

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