Balade en chansons dans le monde de l’écologie politique Quatrième couplet, chanson mélancolique

Caen, mon deuxième congrès et c’est le premier où je participe réellement à la bataille des motions. Tout avait commencé lors des journées d’été précédentes à Marseille, où contrairement à ce qu’on pourrait penser les participants ne passaient pas leur temps à potasser les thèmes de l’écologie politique pour en faire un programme politique plus attractif et nous rendre plus audible dans l’opinion publique. Non, un certain nombre, que je ne peux chiffrer n’ayant pas participé à toutes les rencontres, tous les petits conciliabules, tous les aller-retour de petits groupes à petits groupes mais il m’a semblé qu’un bon tiers des participants à ces journées d’été étaient là pour « préparer le congrès de Caen ». Tout ce petit monde a rencontré, ou presque tout le reste de ce petit microcosme pour voir s’il y avait moyen de se mettre d’accord pour « écrire un texte ». J’y ai vu ainsi des alliances surprenantes, qui n’ont duré que le temps que chacun se rende compte que « ça ne pouvait pas marcher ». Bref beaucoup de parlotte mais pas grand-chose de concret sur ce qu’on ferait si demain nous participions ENCORE au gouvernement, ou même de ce qu’on pourrait faire sans participer au gouvernement car c’était un des sujets de débats faut-il rester dans ce gouvernement ? » Il y aurait pu y avoir une ligne de clivage forte sur ce thème et donc deux textes, les participationnistes et les autres. Et non, la logique des partages de postes fit qu’il y en eu plusieurs. Et c’est ainsi que nous allâmes à Caen avec pas moins de 7 motions d’orientation qui étaient toutes d’accord sur les constats que les fruits de notre participation au gouvernement n’était pas à la hauteur de nos espérances mais toutes n’en tiraient pas les mêmes conclusions. Ceux qui étaient, de toute façon, opposés dès le départ à une participation à un gouvernement socialiste demandaient le départ le plus tôt possible, la plupart des autres motions demandaient qu’un bilan honnête soit fait de cette participation avant de sortir. Seule une motion, portée par les amis d’une de nos deux ministres défendaient plutôt la thèse qu’il fallait rester puisque c’est de l’intérieur qu’on pouvait le mieux agir. Avec de tels écarts quant à la stratégie pour les mois à venir, la belle unité de façade de La Rochelle risquait de s’éfondrer définitivement, sachant qu’elle s’était lézardée dès les premiers mois. C’est pourquoi j’allais à Caen avec cette interrogation https://dominiqueguizien.wordpress.com/2013/11/18/eelv-de-lespoir-au-dechirement/

EELV : De l’espoir au déchirement ?

Le parti s’en est quand même sorti avec une majorité, de façade encore une fois mais l’essentiel semblait préserver : le parti restait uni. Hélas, quelques semaines plus tard, celle-là même qui avait vanté les vertus d’un maintien au gouvernement claquait la porte sans consulter personne entrainant dans son départ le parti dans une aventure dont on ne voyait pas où elle nous mènerait. En fait, je ne m’étais trompé que de quelques jours et si on avait échappé à un billet post-congrès au titre particulièrement gouleyant « l’étripe à la mode de Caen ».

Voici donc mon témoignage d’avant-congrès avec en prime une chanson de circonstance

https://dominiqueguizien.wordpress.com/2013/11/18/eelv-de-lespoir-au-dechirement/

EELV : De l’espoir au déchirement ?

Publié le novembre 18, 2013par dominiqueguizien

Il se trouve que sur mon blog, sans m’en rendre compte, j’ai fait un peu la chronique de mon compagnonnage avec l’écologie politique. Comme beaucoup en 2009-2010, ma première rencontre avec ce mouvement fut les campagnes électorales des européennes  de 2009 (un peu) et des régionales de 2010 (beaucoup) mais la première rencontre physique avec le « mouvement » dans sa diversité  fut les journées d’été de Nantes d’où j’étais revenu remonté à bloc et persuadé que cette fois-ci le grand parti écologiste était né, juste complément des grünen allemands. C’est ce que j’avais exprimé dans ce billet dès mon retour

En revenant de Nantes…

Publié le août 21, 2010

Puis il y a eu les préparatifs de la fusion entre l’ancien parti  « les Verts » et ce jeune mouvement « Europe Ecologie ». Il y en eut des batailles homériques  autour des statuts et notamment sur la place qu’on allait laisser à cette catégorie nouvelle « les coopérateurs ». Les arguments avancés par les uns et les autres pour ouvrir un peu plus ou pour refermer assez vite montraient que des fissures commençaient à apparaître dans le nouvel édifice. L’ultime bataille eut lieu sur le nom mais faute d’un accord, on préféra un raccord en accolant les noms des deux composantes. Le signe était flagrant que la mayonnaise n’avait pas pris. Du coup, beaucoup se sont dispensés d’aller à la cérémonie d’union prévue à Lyon en plein automne. J’étais de ces absents d’où ce second billet beaucoup plus désabusé que le premier.

De retour de Lyon

Publié le novembre 16, 2010

Enfin vint la première bataille politique sérieuse, le 1° congrès du nouveau parti mais cela se passait au même moment ou presque où les écologistes choisissaient sa tête d’affiche pour les présidentielles. L’ambiance était devenue vraiment délétère au point que pour garder le moral, il valait mieux le chanter mais la chanson était devenue triste

Les Filles de La Rochelle (chanson verte)

Publié le juin 9, 2011

Et encore, on n’avait rien vu. Depuis, les pires craintes ont été dépassées. Nous avons tout eu  , « le chant du départ » à l’envers (« la défaite en déchantant nous ouvre la barrière… ») aux présidentielles,  « tout va très bien madame la Marquise » (« mais à part ça, madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien »)au gouvernement, voire même de la part de certains un « je t’aime, moi non plus » avec le PS qui est tout sauf sexy, au Parlement.

On aurait pu craindre que le congrès qui va avoir lieu fin novembre dans la capitale de la Basse-Normandie se termine en pugilat général. Au lendemain de ce que nous appelons, par esprit fédéraliste « congrès décentralisés », on peut espérer que cela ne soit pas le cas. Tout le monde ou presque est d’accord sur le diagnostic que EELV n’est plus audible dans les médias, que les solutions de l’écologie de proposition n’étaient plus audibles de l’opinion publique et que pire, EELV n’était plus audible de tous ceux qui croient qu’une transition rapide vers un nouveau modèle de développement plus responsable est nécessaire.

Mais tout le monde n’est pas d’accord sur la façon d’y répondre sauf à dire que ce parti doit changer de mode de fonctionnement et réellement « faire de la politique autrement ».

Il est donc urgent que tous ceux qui pensent que cette rénovation interne du parti est un préalable se mettent d’accord sur ce point et rien que sur ce point

A défaut de cet accord, peu spectaculaire mais certainement salutaire, je crains qu’on ne passe pas de la rubrique « chansons françaises » à la rubrique « gastronomie régionale » en mitonnant « l’étripe à la mode Caen ».

https://www.youtube.com/watch?v=W76L6l9g4rM
à présent, tu peux t’en aller
ou plutôt, dans ce cas , « à présent, je dois m’en aller »

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