Les conflits d’usage : le cas du foncier agricole

La terre est, encore, le principal outil de travail des agriculteurs. C’est pourquoi, ils souhaitent pouvoir en conserver l’usage et un accès facile. Pour les jeunes agriculteurs, c’est même un  combat emblématique, dans à peu près toutes les régions de France puisque un peu partout les terres agricoles reculent, vaincues par ce qu’on appelle l’artificialisation , qu’il s’agisse de routes, de zones d’activité ou pavillonnaire ou encore de centres commerciaux et leurs parkings géants. On estime généralement que l’équivalent d’un département disparait tous les 8 à 9 ans. C’est dire que même là où la terre est abondante, la question de la disponibilité foncière est posée. Elle se pose donc dans les Pays de Loire comme partout ailleurshttp://www.entreprises.ouest-france.fr/article/lettre-agri-agro-sauvegarde-foncier-agricole-pays-loire-17-04-2016-264526?utm_source=of-ofe_newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20160418_local_votreNewsletterLettre Agri-Agro. La sauvegarde du foncier agricole en Pays de la Loire. Incidemment, je rappellerai que le projet d’aéroport aussi inutile qu’international, se situe dans les Pays de Loire, mais tel n’est pas le but de ce billet.

Je voudrai par contre focaliser sur les conflits d’usage que peuvent générer des projets économiques, portés par de jeunes gens également ambitieux. En effet, dans cette belle région, il n’y a pas que les éleveurs que 3 hectares de prairie semble intéresserhttp://www.entreprises.ouest-france.fr/article/tourisme-il-veut-construire-hotel-au-milieu-bois-17-04-2016-264512  Tourisme. Il veut construire un hôtel au milieu des bois A priori, cela ressemble à un remake en plus réduit des centre de courts séjours qui ont fleuri un peu partout en France et dont un projet fait l’objet d’un rejet massif de la population en Franche-Comté. Mais à y regarder de plus près, il faudrait aussi s’intéresser au domaine qui jouxte ce projet manceau https://fr.wikipedia.org/wiki/Arche_de_la_nature Les choses sont donc moins simples qu’il n’y paraissait. D’un côté trois hectares de terres agricoles exploitées et exploitables, de l’autre 20 emplois et la valorisation d’un équipement collectif, digne d’intérêt du point de vue naturel. Il sera intéressant de voir si la volonté de sauvegarde du foncier agricole poussera les jeunes agriculteurs à monter au créneau et dans ce cas, de voir quelle sera la réaction des élus du territoire.

Evidemment, ce cas n’est pas représentatif de la majorité des conflits d’usage en matière de foncier agricole mais c’est justement parce qu’il est un peu atypique qu’il est intéressant.

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