Tiens, c’est vrai ça! Ma tante faisait de l’économie collaborative (sans le savoir)

Voilà un sujet à la mode, l’économie collaborative, mais comme tous les sujets à la mode, il est très ambigu et c’est devenu un de ces mots-valises où chacun met ses attentes, ses frustrations et ses intérêts. Ainsi, on fourre dans l’économie collaborative aussi bien le p’tit gars qui répare sa voiture dans un garage associatif avec les conseils d’un animateur que le pauv’ gars qui accepte de faire des courses payées au lance-pierre par U…. parce qu’il a besoin de gagner un peu plus d’argent ou que le brav’ gars qui fait payer à des passagers qu’il ne connaît pas une partie de sa facture de carburant grâce à B..B..C.. sur un trajet que d’autres font en auto-stop.

Cela dit si on prend ce dernier exemple, il m’est arrivé dans mon jeune temps de faire du stop et de proposer à l’automobiliste qui me prenez un petit dédommagement. Et qui ne se souvient pas des petites annonces de Libération. Comme quoi, rien de bien nouveau sous le soleil sauf que certains se servent au passage.

Est donc collaboratif maintenant toute consommation où le consommateur est en partie acteur. Le dernier avatar vient d’une mutuelle ou plutôt de sa filiale de vente par correspondance http://www.ouest-france.fr/economie/commerce/e-commerce/e-commerce-la-camiffr-fait-de-ses-clients-ses-collaborateurs-3969605 E-commerce. La camif.fr fait de ses clients ses collaborateurs

Ça ne vous rappelle rien : aller chez le voisin ou la voisine pour voir un matériel avant de l’acheter. Et oui, comme moi, vous avez soudain eu la vision de ces montages de boites en plastique aux couvercles de toutes les couleurs  et autres accessoires de cuisine également en plastique qui ont envahi les meubles de cuisine des ménages français à partir de la fin des années 60. C’était exactement le même principe, sauf que dans ce cas le démonstrateur n’est pas payé si l’affaire se fait. Une de mes tantes fut une de ces premières hôtesses T…… et elle en vivait bien.

A travers ces deux exemples tirés de ma mémoire, l’estampillage « économie collaborative » sur tout et n’importe quoi débouche sur ce paradoxe apparent que ce qui était gratuit, le stop, devient payant et que ce qui était rémunéré devient gratuit. Apparent, dis-je car dans les deux cas, ce changement dans l’échange profite toujours aux mêmes, start-up ou entreprise de l’ESS installée.

Reste que mon garage associatif lui est gratuit et qu’il rend bien des services. Il EST collaboratif.

 

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