Après 2015…. 2016? Evidemment

 

Tous les ans, nous commençons l’année en nous souhaitant mutuellement « une bonne et heureuse année » avec des variantes sur la paix, la santé, la prospérité, la famille et j’en passe. Et à chaque fin d’année, on retrouve son lot d’amis de relations et de connaissances qui se seront mariés pour le meilleur et parfois  pour le pire, qui ont eu un merveilleux bambin, qui ont gagné au loto mais aussi qui auront perdu leur boulot, leur vieille mère, leur conjoint chéri, qui se seront cassés une jambe et j’en passe. Bref des gens qui ont tout lieu de penser que l’année passée a été effectivement une bonne année ou au contraire une année horrible. Mais cela ne nous empêchera pas de recommencer, dès la fin de la trêve hivernale, ce petit rituel annuel en se disant qu’après ce ne sont que des voeux, c’est à dire ce que nous voulons et non des prédictions.
Mais peut-être que cette année, nous serons plus circonspects car collectivement, nous avons été secoués. En effet, nous devons être nombreux à nous mordre les doigts d’avoir commencé l’année 2015 en échangeant des « meilleurs voeux » de joie de paix et de prospérité. Oh certes! ce n’étaient que des voeux mais quand même, quelle foutue année pour notre pays. Elle avait mal commencé au bout d’une semaine et ce n’est pas la parade des chefs d’Etat mis en scène par « Moi Président » qui y aura changé grand chose. Nous n’avons tous été Charlie que le temps d’une émotion mais avec un poids lourd sur l’âme car nous venions de percevoir que notre monde basculait.
Mais avons-nous changé pour autant? Fichtre non! Chacun s’est au contraire encore plus crispé sur ses propres vérités, sur ses refus, sur ses exclusions. Et celles et ceux qui avaient le pouvoir, c’est à dire le pouvoir de faire changer les choses « par le haut » n’ont surtout rien changé à leur façon de faire. Comme cela n’a rien changé aux cours des choses, celles et ceux qui n’ont pas le pouvoir, c’est à dire ceux qui ne peuvent pas faire changer les choses « par le bas » ont manifesté une plus grande méfiance par rapport aux premiers nommés. Et comme les choses n’ont pas changé, ce monde qui basculait, a continué à basculer mais pas brutalement. Le chavirage se fait au ralenti.
Puis est venu le second choc fort de l’année. Là, plus de « Tous Charlie », plus de rassemblements gigantesques pour montrer au moins encore une fois une unité de façade. Plus de manifestation du tout même… Interdites !!  Juste un lent renfermement sur soi dans lequel fermentent tous les venins qui se sont accumulés bien avant que nous ayons pris conscience que notre monde a commencé à basculer.
Mais alors ce chavirage est-il pour autant devenu inéluctable? Indéniablement, si nous ne faisons rien. Mais avec quel bras de rappel pourrions nous enrayer de lent retournement de notre Nation?
Certains ont répondu dans les isoloirs en disant qu’ils préféraient l’inconnu quitte à tenter une aventure que l’Histoire nous annonce pourtant peu amène. « Moi Président » y a répondu à sa façon, ouvrant consciemment ou non, un débat dont on voit tous les jours qu’il n’arrête as de déraper, mais ça j’y reviendrai à un autre moment car on ne peut pas traiter de sujet aussi grave que citoyenneté, nationalité, Etat de droit comme ça au détour de vœux.
Mais pour tous les autres, c’est-à-dire vous, moi tous ceux que les aventures électorales ou constitutionnelles ne passionnent pas plus que cela, que pouvons-nous faire ?
Tout d’abord nous aimer, nous aimer nous-même, nous aimer les uns les autres , c’est-à-dire  nous vouloir du bien, nous porter le maximum de respect que nous pourrons et surtout être attentif à ce que nous, les autres ayons la possibilité d’avoir ce que nous voudrions avoir pour nous, c’est-à-dire la paix, la santé, la prospérité
La paix , paix intérieure d’abord, nous réconcilier avec nous même, la paix autour de nous et il n’est pas de conflit de ménage, de voisinage, de cousinage qu’une bonne discussion, fondée sur l’écoute et le respect de l’autre ne parvienne à résoudre,  la paix dans le monde en commençant par des pays qui ne connaissent plus que la guerre depuis déjà de trop longues années (Irak, Syrie, Afghanistan mais aussi Congo, Nigeria, Mali, etc… la liste est longue) et là le respect et l’écoute ne suffiront peut-être pas puisque l’origine de ces conflits ailleurs. Un peu plus de justice dans la façon dont le monde gère ses richesses y contribuerait sûrement, le reste n’est qu’un habillage idéologique tiré du fatras des idées qui n’ont jamais fait avancer le monde dans le bon sens
La santé, qui ne se définit souvent  que par son contraire la maladie. Toutes ne sont pas inéluctables, certaines sont liées au mode de vie de notre planète . Un environnement sain, une nourriture saine, une eau saine, un air sain, tout cela est bon pour la santé. C’est un truisme de dire que la santé, c’est quand tout est sain.
La prospérité Voilà un mot piège car comment la définir ? Est-ce la richesse ? poser la question ainsi ce n’est que déplacer le problème puisque là aussi nous serons amené à nous demander comment définir la richesse ? C’est là où ce qu’on appelait il y a un siècle encore « les humanités » nous aide . Prospérité, origine latine certifiée, vient de prosperare où on retrouve à la fois l’idée de « rendre heureux »  et de « faire réussir » . Alors, là oui, vive la prospérité même si celle-ci passe par la sobriété (voir ce que j’écris plus haut sur la santé)

Et bien voilà comme en 2015, je vous souhaite pour 2016
Beaucoup d’amour
La paix
La santé
La prospérité

Et surtout ne m’en veuillez pas le 31 décembre 2016  car « l’avenir ce n’est pas ce qui va nous arriver c’est ce que nous allons en faire » comme aurait dit Bergson

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3 commentaires pour Après 2015…. 2016? Evidemment

  1. roscoff dit :

    BONNE ANNÉE à vous deux. Lire « 2084 » et « GLObalia »

    • peux-tu nous donner les références de ces deux textes? si 2084 est une référence à 1984, cela peut donner à réfléchir quand on voit ce qui se passe actuellement

    • roscoff dit :

      J’oubliais « Walden ou la vie dans les bois » de Henry D. Thoreau pour remonter le moral après 2084 de Boualem Sansal et Globalia de Ruffin. La fin du monde humain : ce ne sera qu’en pour 2020, dixit mon ami chaman Patrick IARNHOWEN
      GAÏA – POINT ZÉRO

      Dans les années 2020, la technoscience a pris le pouvoir et contrôle la planète entière. Les populations regroupées dans des mégapoles, sont conditionnées par une redoutable programmation mentale. Le mensonge s’étend partout, dans tous les domaines. Cependant, malgré cette dictature invisible, certains ont pris conscience d’un danger beaucoup plus grand. Car, encore prisonnière de son inconscience, l’humanité a déchaîné des forces qu’elle ne maîtrise pas…

      Editions Nouvelle Terre Glujeau Vihan 29590 LOPÉREC tél: 02 98 814 786
      http://www.editionsnouvelleterre.com
      Prix: 22 €uros – Lire la quatrième de couverture –

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