Petits et grands scandales du 21 juillet

Revue de presse très brève pour ce 21 juillet. Etait-ce l’approche de la trêve estivale ?

Mêmes statuts, même stature ?

Tout le monde veut faire dans le « produire et consommer local » et dans le coopératif. Mais est-ce toujours la même chose ?

Voici la plus grosse SCOP  (Société COopérative et Participative, ex Société Coopérative Ouvrière de Production) de France qui se lance dans le rachat d’une petite concurrente

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/fibre-optique-acome-dans-manche-acquiert-idea-optical-20-07-2015-220000 Fibre optique. Acome, dans La Manche, acquiert Idea Optical

On peut espérer que les salariés de la société rachetée deviendront un jour des coopérateurs, mais ce n’est pas forcément le cas. L’autre grande SCOP, le chèque déjeuner a créé des filiales un peu partout en Europe sans toujours leur donner ce statut coopératif.

Tiens, à propos de statut coopératif, voilà une expérience intéressante. Certes elle n’est pas nouvelle mais ça fait toujours plaisir de voir ce que l’esprit de solidarité et de coopération peut produire

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/commerce-lepicerie-cooperative-delise-judith-autres-fait-revivre-bourg-20-07-2015-220010 Commerce. L’épicerie coopérative d’Élise, Judith et les autres fait revivre le bourg

Il s’agit là de deux sociétés coopératives mais s’agit-il du même projet coopératif ? Et pourtant ces deux entreprises font partie de l’Economie Sociale et Solidaire. Comme d’ailleurs les coopératives agricoles te les mutuelles d’assurances. Mais là je commence à sortir du cadre de ma revue de presse épidermique pour retomber dans mes vieilles dénonciations de l’hypocrisie que représente parfois l’étiquette « entreprise de l’ESS »

Même statut, mêmes horaires ?

La ministre de la Fonction Publique, qui ne sait plus quoi faire pour s’occuper depuis que sa loi (ses lois plutôt) sur l’organisation territoriale de la République ont été votées avec le succès que l’on sait, vient de trouver un nouveau sujet de réforme : l’application des 35 heures dans la fonction publique et singulièrement dans la fonction publique territoriale

http://www.lagazettedescommunes.com/379888/lancement-dune-mission-sur-le-temps-de-travail-des-fonctionnaires/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=21-07-2015-quotidien

Lancement d’une mission sur le temps de travail des fonctionnaires

Il était temps me direz-vous, puisque la  loi sur l’aménagement et la réduction du temps de travail dans la fonction publique est appliquée depuis 15 ans environ. Mais si on a réduit, on n’a pas vraiment aménagé et chacun a un peu bricolé dans son coin, c’est-à-dire un peu ce qui va se passer avec la la loi NOTRe. Résultat, c’est parfois du grand n’importe quoi. Et ce qui devait être un vecteur de modernisation du service public est devenu un gigantesque désordre, où un DRH n’y retrouve pas ses petits. Ce la ne fait que rajouter une couche à la gabegie que dénonçait une haute fonctionnaire girondine dans un livre resté fameux « absolument dé-bor-dée ». La justice vint nous rappeler à propos qu’elle ne fut pas la seule

http://www.lagazettedescommunes.com/379873/la-justice-donne-raison-a-lauteur-du-pamphlet-abruti-de-fonctionnaire/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=21-07-2015-quotidien

La justice donne raison à l’auteur du pamphlet « Abruti de fonctionnaire »

Qu’y a-t-il de scandaleux à tout cela ?

Peut-être  que des fonctionnaires trouvent le temps d’écrire un livre ? Et alors, ils ne sont pas les seuls. Boris Vian était bien ingénieur dans l’administration quand il commença à écrire et Claudel n’était-il pas diplomates comme quelques autres de ses collègues de plumes ?

Qu’un fonctionnaire puisse être saqué pour avoir simplement raconté sa vie quotidienne ? Indéniablement. L’obligation de réserve a quand même ses limites et celle-ci s’appelle l’article 40 du code procédure pénale « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs. »

Que certains élus considèrent la collectivité qu’ils dirigent, comme leur propriété privée, avec le droit d’usus et d’abusus ? Incontestablement . Du coup, ce serait peut-être le temps de travail des élus locaux qu’il faudrait évaluer à commencer par la longueur de certains mandats successifs. On aurait pu y penser…dans la loi (les lois) sur l’organisation du territoire de la République. « caramba, encore raté , madame la ministre ! »

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