COP 21 La loi du plus fort

Le sommet de Paris se veut une étape importante dans la prise en compte des changements climatiques par la communauté internationale pour qu’enfin les décisions devenues nécessaires soient prises.

A ce stade-ci, on se retrouve dans la même situation diplomatique qu’avant Copenhague, c’est-à-dire des pays qui les uns après les autres montrent leur bonne volonté, avec plus ou moins de bémols. Il y a d’abord eu ce geste spectaculaire conjoint de la Chine et des Etats-Unis http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/12/chine-et-etats-unis-concluent-un-accord-inedit-sur-le-climat_4522109_3244.html Chine et Etats-Unis concluent un accord inédit sur le climat
Puis les prises de position se sont affinées et les contributions positives commencent à arriver http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/cop21-la-russie-et-les-etats-unis-devoilent-leur-objectif-climat-465518.html COP21 : la Russie et les Etats-Unis dévoilent leur objectif climat

Certes, cela reste bien timide mais cela peut se comprendre. Premiers pollueurs, ces pays ne sont pas en première ligne pour affronter les effets dévastateurs des changements climatiques même si chez eux, cela devient de plus en plus visible que les épisodes climatiques extrêmes prédits par le GIEC se multiplient.

Mais dans d’autres pays les effets se font déjà beaucoup plus sentir sauf que jusqu’à présent, ceux-ci n’avaient pas voix au chapitre, soit parce qu’ils ne le voulaient pas, soit parce qu’ils ne le pouvaient pas. Ils se réveillent et cela change un peu les choseshttp://www.novethic.fr/empreinte-terre/climat/isr-rse/climat-en-amont-de-la-cop-21-des-pays-en-developpement-publient-aussi-leur-contribution-nationale-14.html climat : en amont de la COP 21, des pays en développement publient aussi leur contribution nationale

On aurait donc toutes les raisons d’être optimiste pour le mois de décembre 2015. Nous en avions tout autant six mois avant le sommet de Copenhague. On connaît le résultat décevant qui en est sorti.

En effet, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’abord et avant tout d’une négociation internationale où les intérêts des puissances financières des Etats présents pèsent parfois plus que l’intérêt des citoyens de ces Etats et le retournement de situation qu’on a constaté à la fin de l’automne 2009.

D’ailleurs, cela a déjà commencé aux Etats-Unis où les mentalités n’ont manifestement pas changé. http://www.novethic.fr/empreinte-terre/climat/isr-rse/etats-unis-comment-les-climato-sceptiques-essaient-d-imposer-leur-loi-143219.html Etats-Unis : comment les climato-sceptiques essaient d’imposer leur loi. Dans un pays où même les théories de Darwin n’ont pas droit de cité dans tous les universités de tous les Etats, au nom de croyances religieuses, cela n’est guère étonnant, sauf qu’en l’occurrence, cela fait bien les affaires de ceux qui ne pensent justement qu’à « ça » : faire des affaires.

La partie n’est donc pas gagné d’avance et tout va résulter du rapport de force. Tout va donc dépendre de la mobilisation des uns et des autres. Bien sûr, les ONG françaises se sont déjà mobilisées comme ATTAC https://france.attac.org/se-mobiliser/changeons-systeme-pas-climat, Les Amis de la Terre http://www.amisdelaterre.org/Mobilises-pour-et-apres-la-COP21.html mais aussi des associations d’élus comme L’ARENE http://www.areneidf.org/page-th%C3%A9matique/conf%C3%A9rence-paris-climat-2015-cop-21%C2%A0-quelle-mobilisation-de-l%E2%80%99arene. Cela ne suffira sans doute pas si d’autres ne s’y mettent pas aussi. A cet égard, un renfort de taille peut venir des entreprises elles-mêmes. En effet certaines ont bien compris que leur survie est liée à la survie de la planète et pour elles, la RSE, ce n’est pas seulement un beau rapport, ce sont aussi des opportunités d’évolution à condition de savoir gérer correctement leur innovation. C’est pourquoi des réflexions comme celle reprise dans l’article ci-dessous peuvent se révéler levier intéressant pour faire évoluer les stratégies d’entreprises et donc modifier le rapport de force http://www.novethic.fr/empreinte-terre/economie-circulaire/isr-rse/innovation-la-frugalite-nouvelle-responsabilite-de-l-entreprise-143177.html L’innovation frugale, nouvelle responsabilité de l’entreprise ?

Evidemment, ce mode de penser a ses limites, la première d’entre elles est inhérente au système capitaliste lui-même. En effet, la frugalité ne doit pas être que dans l’innovation mais aussi dans la motivation. Tant que le but du capitalisme sera la maximisation du profit, tout le reste sera vain ou d’un effet très limité. Or, il est devenu urgent d’avoir des solutions très efficaces.

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