Les mêmes causes provoquent les mêmes effets

Le spectre de la grippe aviaire est de retour. Et ce n’est pas un hasard si les premiers cas constatés en Europe le sont dans des zones où les élevages intensifs sont légions. http://www.ouest-france.fr/grippe-aviaire-un-cas-hautement-pathogene-aux-pays-bas-2980114

Grippe aviaire. Un cas « hautement pathogène » aux Pays-Bas

C’est un peu normal car il en va des épizooties comme des épidémies : plus la densité de population est forte, plus le risque de dissémination du virus est forte. En outre, ces maladies virales touchent plus fortement les populations les plus faibles. Or qui a déjà eu l’occasion de visiter un de ces « poulaillers » modernes, est d’abord frappé par cette impression oppressante de grouillement que provoque cet entassement de tas de plumes, puis pris de commisération par la vue de ces bêtes malingres.

Il paraît que c’est la condition nécessaire pour pouvoir vendre des poulets ou des œufs à des prix compétitifs.

Certes, mais que se passe-t-il quand il faut éliminer d’un seul coup 150.000 bêtes, soit l’équivalent d’environ 500.000 repas ? Qui paie et comment cela se répercute-t-il dans le prix de revient, pour la société, d’un tel gâchis?

Voilà donc les Pays-Bas touchés après l’Allemagne. On comprend qu’en France le ministère de l’agriculture s’inquiète puisque les virus ne connaissent pas les frontières et que sauf mesures de protection spéciales, les mêmes causes produisent en général mes mêmes effets. http://www.ouest-france.fr/grippe-aviaire-la-france-renforce-sa-surveillance-contre-le-virus-2982986

Grippe aviaire. La France renforce sa surveillance contre le virus

Espérons que ces mesures suffiront à éloigner le danger qui, s’il arrivait malgré tout, mettrait sur la paille des éleveurs qui n’ont vraiment pas besoin de cela, tant ils ont déjà des difficultés à garder la tête hors de l’eau.

L’idée même de telles hécatombes possibles, devraient faire réfléchir ceux qui orientent les politiques agricoles. Et quand je dis, ceux qui orientent, je ne parle pas uniquement des politiques ou des fonctionnaires, mais aussi et surtout de ceux qui tous les jours au contact des exploitants-exploités agricoles, les conseillent dans la taille de leurs élevages, leur mode d’alimentation et de protection sanitaire, les investissements à réaliser et le financement de ces investissements. Sans forcément aller immédiatement vers des pratiques totalement saines comme l’élevage bio, il existe toute une palette d’alternatives dont le principe commun est le respect : respect du consommateur, respect du producteur et même respect du bien-être animal. Partant de là, le curseur peut varier en fonction de l’équilibre que chacun choisit entre qualité et quantité.

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