Mieux vaut en rire-rubrique inépuisable- n° 99

« dépêchons-nous d’en rire aujourd’hui de peur d’avoir à en pleure demain. » Beaumarchais

« L’humour est la politesse du désespoir. » Oscar Wilde

« On peut rire de tout mais pas avec tout le monde. » Pierre Desproges

Les rades en rade

On connaissait déjà les distributeurs de billets de banque qui nous avait privé du beau sourire des guichetières mais cela ne nous a pas gêné puisqu’on venait surtout pour son fric.

On connaissait aussi  les distributeurs de billets de train, avant de découvrir les joies de la réservation sur Internet mais cela ne nous a pas vraiment gêné au contraire vu la lenteur des files d’attente dans les gares et après tout l’essentiel, c’est quand même de ne pas rater son train

On connaissait aussi les distributeurs de timbres . Alors là, à part Pierre Perret qui veut à tout prix embrasser toutes les postières, cela n’a déranger personne vu la longueur des queues dans les postes et finalement le courrier arrive aussi vite

On connaissait aussi la machine à café mais là c’était plutôt fun car avant c’était la cafetière dans le bureau et pas la possibilité d’aller se dégourdir les jambes et tranquillement tailler une bavette avec les collègues de l’étage du dessus.

Donc, petit à petit, on nous a supprimé tous ces métiers qui faisaient autant de contacts humains et on les a remplacé par des automates sans que cela nous gêne beaucoup même si pour la forme, nous avons un peu râlé

Mais là  franchement, je dis non, mille fois non !

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/rennes-biere-pression-libre-service-09-07-2014-152971?utm_source=newsletter&utm_medium=OFentreprise&utm_campaign=20140711_local_votreNewsletter

Rennes. De la bière pression en libre-service

En effet, quel est le plaisir d’aller boire une mousse au bistrot. Le plaisir de la première gorgée de bière ? Il faut être écrivain pour le croire. Non ce qui nous incite à franchir la porte d’un rade pour prendre une chope, c’est d’abord et avant tout l’ambiance, une rencontre. C’est le plaisir de discuter un peu la situation politique, le match de foot, l’actualité locale, le temps qu’il fait avec le gars derrière le bar. C’est le plaisir d’arracher un sourire à la serveuse ou de l’obliger à se pencher un peu en avant pour tirer son demi. C’est le plaisir alors seulement de boire la première gorgée de bière et de boire celle-ci jusqu’à la fin puis, sans en reprendre une autre, parce qu’on est tempérant, se diriger vers la porte et sortir sur un sonore « Salut ! à la prochaine. » sûr qu’on reviendra car dans ce bistrot on se sent aussi un peu chez soi.

Mais aller faire du gringue à une machine, essayer de polémiquer avec un robot sur la validité d’un penalty, ça manque un peu de saveur. Et surtout ne lancer pas à voix haute « A la revoyure ! » à un distributeur, vous pourriez vous faire enfermer.

Franchement, il y a qui, pour quelques dollars de moins, sont prêts à tuer ce qui reste de poésie dans notre quotidien

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