Les incohérences de nos politiques publiques : le cas de l’énergie

Préserver l’avenir ?

Le groupe Alstom a une vie industrielle et boursière très mouvementée comme on peut le lire dans l’article Wikipedia qui lui est consacré http://fr.wikipedia.org/wiki/Alstom.

Tout le monde a encore en tête l’épisode du « sauvetage» d’Alstom en 2004 par le ministre de l’Economie et des Finances de l’époque, sauvetage qui s’était surtout traduit par une entrée de son « pote » Bouygues dans le capital du groupe http://www.lemonde.fr/idees/article/2008/02/09/en-finir-avec-son-sauvetage-d-alstom-par-eric-le-boucher_1009471_3232.html

Un nouvel épisode de cette vie mouvementée de ce groupe vient de s’ouvrir avec l’annonce faite par son principal concurrent qui veut l’avaler

http://www.lefigaro.fr/societes/2014/04/24/20005-20140424ARTFIG00058-general-electric-veut-mettre-la-main-sur-alstom.php

General Electric veut mettre la main sur Alstom

Cette annonce a provoqué aussitôt une réaction de l’autre grand concurrent dans le domaine de l’énergie, Siemens et pour faire passer la pilule de cette option certains évoquent un autre exemple glorieux de coopération franco-allemande en parlant  « d’Airbus de l’énergie » comme si la combinaison de deux groupes concurrents et positionnés sur les mêmes créneaux industriels pouvait donner naissance à un projet industriel européen quand on n’a à craindre que dégraissage et fermetures d’usines.

Mais cela dit, je peux me tromper puisque lors de la création d’Airbus qui aurait parié que le rapprochement des héritiers de Bréguet et Potez d’un côté et de Messerschmitt et Focke-Wulf de l’autre donnerait naissance à un leader mondial à l’identité authentiquement européenne ? Mais peut-être ne faut-il pas oublier que ce consortium s’est fait aussi avec des Britanniques, des Hollandais et des Espagnols. Ceci explique vraisemblablement cela. Pour parler  d’un groupe européen de l’énergie capable de rivaliser avec General Electric, il faudra sûrement envisager d’associer d’autres groupes européens. Et ceci est une autre histoire qu’un simple coup de bourse.

Mais tant qu’à intervenir dans l’avenir de l’énergie et dans un esprit européen, peut-être faudrait-il aller regarder du côté des jeunes pousses comme celle-ci

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/heliatek-start-up-prete-rayonner-sur-monde-energie-24-04-2014-142875

Heliatek, une start-up prête à rayonner sur le monde de l’énergie

C’est d’ailleurs sûrement à cette échelle que les pouvoirs publics français sont encore en mesure de pouvoir intervenir de façon efficace. Mais devinez ce à quoi s’échinent nos dirigeants? L’un d’eux, ébloui sûrement par le précédent évoqué ci-dessus, envisage, un instant, une « renationalisation partielle » pour aussitôt en rejeter le principe, faute des moyens financiers pour aller jusqu’au bout de la pensée

Ceci explique selon toute vraisemblance que le redressement industriel soit si lent !

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