Les BRICS s’effriteraient-elles ?

L’Inde dans la panade ?

On parle beaucoup de la plus grande démocratie du monde et du défi qu’elle vient de se lancer en organisant le plus grand scrutin universel qui ait jamais existé pour désigné les quelques 500 députés qui doivent siéger au parlement indien. Mais on parle moins de sa situation économique. Mon attention avait été attiré il y a une semaine par cet article

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20140403trib000823446/quel-gouvernement-pour-une-inde-en-difficulte-economique.html

Quel gouvernement pour une Inde en difficulté économique?

Ainsi donc, le deuxième pays le plus peuplé du monde, dont l’économie n’avait rien à envier en terme de prospérité à son puissant voisin chinois serait en proie au doute ? C’est possible mais c’est surtout un doute existentiel qui le taraude entre d’un côté les classes populaires de plus plus en plus révulsées par la corruption d’une partie de la classe politique et les classes moyennes qui s’effraient de leur propre basculement dans un matérialisme qui n’a rien à voir avec ses bases culturelles. De l’issue de ces élections dépendra peut-être le rebond économique ET moral de l’Inde

La Russie, un ours sans griffe ?

Mais je n’étais pas encore au bout de mes surprises. Il y a un mois à peine, le Tsar poutine semblait tenir le monde dans ses mains en tenant la Crimée entre ses griffes. Mais ne voilà-t-il pas que la presse bien-pensante française se fait l’écho d’une information alarmante

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/04/09/97002-20140409FILWWW00205-russie-la-fuite-des-capitaux-s-accelere.php

Russie : la fuite des capitaux s’accélère

Ainsi donc, l’ours russe serait en train de se vider de sa substance à une vitesse grand V ? Certes le phénomène n’est pas nouveau mais l’accélération du mouvement de capitaux impressionne. Les questions qui viennent aussitôt à l’esprit sont : qui ? pourquoi ? pour où ?

Qui désinvestit (Depardieu ?), les oligarques qui votent ainsi la défiance, les entreprises étrangères installées en Russie qui n’aiment jamais les bruits de bottes ? Où va cet argent est une question de moindre importance du coup. Cela induit cependant que l’économie russe va forcément aller plus mal.

Le Brésil : dans l’attente d’un effet « coupe du monde » ?

Pour le Brésil, tout semble aller bien. Il accueille la Coupe du Monde de football à la fin du printemps et les jeux Olympiques dans deux ans, soit les deux plus prestigieuses manifestations sportives. C’est un honneur qu’aucun pays n’avait eu avant lui sur un aussi laps de temps.

Et puis voilà, je tombe sur cet article dans la presse économique

http://www.bilan.ch/economie-les-plus-de-la-redaction/bresil-linexorable-declin-economique

Brésil, l’inexorable déclin économique?

Ainsi donc le modèle brésilien est à bout de souffle avant même d’avoir pu exprimé tout son potentiel ? On en vient à espérer pour eux qu’ils gagnent une nouvelle fois la Coupe du Monde. En effet, cela n’avait pas si mal réussi à la France en 1998. Mais à lire plus en détail cet article, il n’y a pas réellement péril en la demeure, juste quelques déséquilibres et quelques réajustements à effectuer. Ce n’est plus de l’économie, c’est de la politique

La Chine : un moteur à l’arrêt ?

Mais le coup de grâce, si on peut dire est venu de cet article très alarmiste dans son titre

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203434552961-cette-nuit-en-asie-coup-dur-pour-le-commerce-exterieur-chinois-663650.php?xtor=EPR-100-[NL_8h]-20140410-[s=461370_n=2_c=204_]-1681742@2

coup dur pour le commerce extérieur chinois

Ainsi donc, la belle mécanique chinoise dont les deux principaux moteurs sont l’exportation et l’investissement public serait en train de s’enrailler ? A lire plus en détail l’article, il semble qu’il n’en soit rien mais c’est là l’occasion de rappeler que la Chine a maintenant des concurrents sur son créneau de départ (usine du monde) et qu’elle commence à avoir des problèmes de riches (politique de relance).

 

A lire ces quatre articles, ou du moins leurs titres, on aurait pu croire que nous étions à la veille d’un cataclysme économique. Certes, la situation se tend dans ces pays mais quoi de plus normal, depuis le temps que ceux-ci baignaient dans l’euphorie. Il n’en reste pas moins que leur activité est encore une solide locomotive de l’activité économique mondiale. Alors pourquoi s’inquiétait simultanément de l’état de santé de ces 4 pays ? Est-ce pour les déstabiliser un peu ? Est-ce pour les rappeler à leurs obligations nouvelles en matière d’animation économique mondiale ? Est-ce pour créer un peu d’animation sur les marchés financiers, qui contrairement aux marchés des biens et services n’aiment rien tant qu’un peu de dramatisation ?

De là où j’observe, je n’ai aucune réponse juste une question supplémentaire. A qui cela profite-t-il, ce petit remue-ménage ?

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