Pas éthique ? eh bien, toc !

Sa nomination à la tête de l’ensemble Banque Populaire/Caisse d’Epargne avait été fortement critiquée par des associations de lutte contre la corruption et des syndicats pour qui la morale dans la haute administration veut peut-être dire quelque chose encore.

Ces plaignants semblent avoir été entendus par la justice qui a fini par mettre en examen François Pérol

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0203298065058-bpce-francois-perol-entendu-par-la-justice-648495.php?xtor=EPR-100-[NL_8h]-20140207-[s=461370_n=3_c=306_]-1681742@2

BPCE : François Pérol mis en examen pour prise illégale d’intérêts

Certes une mise en examen ne vaut pas forcément condamnation et comme le disent si bien ceux qui véhiculent ce qu’on appelle « les éléments de langage », il faut faire confiance à la justice. Je le fais d’autant plus aisément que les faits semblent assez clairs : un haut fonctionnaire a été chargé de travailler, au sein du cabinet présidentiel à une méga-fusion entre deux ensembles bancaires mal en point. Celui-ci constitué, il se fait nommer à la tête de ce nouvel ensemble. Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes sauf que c’est interdit par la loi : un fonctionnaire ne peut être embauché par une entreprise qu’il a eu sous son contrôle ou conseillé. Il s’agit là d’une règle saine : quand on veut parler un peu riche, on dit que c’est déontologique et effectivement c’est un peu de cela dont il s’agit.

Mais plus que de déontologie, on devrait parler ici d’éthique, puisque plutôt que de se référer au respect de règles édictées pour éviter les écarts que la morale réprouve, il aurait convenu que l’intéressé ait spontanément un comportement que la morale approuve parce que ses règles de vie l’y amenait naturellement.

Et s’ils avaient un peu plus d’éthique, je ne suis pas sûr que les membres du conseil de surveillance auraient pris la position qu’ils viennent de prendre

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/le-conseil-de-surveillance-de-bpce-soutient-francois-perol_427884.html

Le conseil de surveillance de BPCE soutient François Pérol
Du strict point de vue des règles du monde des affaires, ils ont raison car en agissant ainsi ils défendent les intérêts de leur entreprise « pas de vague, pas de scandale, c’est mauvais pour les affaires. » Mais il serait quand même un peu désolant pour eux que, dans le cas où la mise en examen aille à son terme pénal, ils se retrouvent à leur tour mis en examen pour « complicité de prise illégale d’intérêts »

Et là, il ne s’agirait plus d’éthique mais de code pénal.

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