L’abolition de l’esclavage? Une idée toujours d’actualité!

On l’oublie trop souvent, les organisations internationales, sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies, font un travail souvent remarquables de veille sur l’état du monde. Si on les écoutait plus, le monde irait certainement mieux. Encore faut-il que nous le sachions.

C’est tout l’intérêt de blogs comme celui que je vais citer d’aller chercher cette information pour la mettre en ligne de façon agréable.

Nous savons tous plus ou moins que le travail forcé ou l’esclavage existait encore dans certaines contrées retirées mais là c’est l’OIT qui le dit et qui le décrit de manière très précise

http://guizien.hautetfort.com/archive/2013/08/03/oit-combattre-le-travail-force-au-nepal-5134937.html

Rien de nouveau donc sous le soleil : le travail forcé pour payer ses dettes, on a connu cela sous toutes les latitudes et à des époques différentes et ce ne sont que par les luttes que ces surexploités ont réussi à faire bouger les choses. Donc ce rapport pourrait n’être qu’un épisode de plus dans une horrible litanie qui en finit par devenir banale. Mais ce qui retient l’attention, c’est le pays où cela se passe : le Népal! Eh oui, pour les séxa-septuagénaire, le pays dont la capitale est Katmandou. Comme il semble que ce système n’est pas nouveau, il est vraisemblable que derrière le décor « peace & love » des hippies insouciants, il y avait déjà cette sinistre réalité. Comme quoi le « bon vieux temps » n’est jamais si beau que cela. Mais le Népal, c’est aussi le pays où une révolution maoïste a mis fin à une dynastie pacifique, il y a plus d’une décennie. Comme quoi même le maoïsme n’est plus ce qu’il était.

Et dire qu’il suffit de traverser le Sikkim, en longeant l’épine dorsale himalayenne, pour arriver au Bouthan dont le monarque a fait du « Bonheur National Brut » une alternative intelligente au « Produit Intérieur Brut ». Comme quoi dans l’Himalaya aussi, c’est comme dans les Pyrénées de Louis XIV : Vérité en-deça, erreur au-delà. Remarquez, qu’il faut encore moins de chemin pour aller du Sud du Népal au Nord du Bangladesh, où là aussi le travail forcé est une pratique fréquente, au bénéfice des grands noms de la distribution mondiale.

Décidément, dans tous le sous-continent indien, « lutte des classes » se dit surtout « lutte des castes ».

L’OIT l’ayant dit comment vont réagir les syndicats du monde entier? Le silence risque d’être assourdissant.

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