Les crises à venir : « l’enfer, c’est les autres »

Sartre avait raison, l’enfer, ce sont toujours les autres. En l’occurrence, quand la crise reviendra en plus fort, ce sera évidemment la faute des autres.

En Europe, on agite l’épouvantail de la dette privée américaine mais pas n’importe quelle dette, la dette des étudiants, celle qui va fragiliser une partie de la future élite de la (encore) plus grande puissance économique du monde.

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/emprunts-etudiants-la-nouvelle-bulle-qui-menace-les-etats-unis_367074.html?xtor=EPR-175-[XPN_18h]-20130103–191727235@225505767-20130103195758

Emprunts étudiants: la nouvelle bulle qui menace les États-Unis

Bonjour le fantasme des classes moyennes paupérisées, signe de la décadence d’une économie dominante. Mais n’est-ce réellement qu’un fantasme ?

Aux Etats-Unis, les meilleurs esprits, c’est-à-dire les prix Nobel et les think tanks n’ont de cesse de répéter à l’encan que le danger viendra de l’Europe et désignent même le coupable, les institutions communautaires qui s’attachent à une doctrine battue en brèche ailleurs

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130102trib000740194/joseph-stiglitz-le-vrai-risque-pour-l-economie-mondiale-se-trouve-en-europe.html

Joseph Stiglitz : « le vrai risque pour l’économie mondiale se trouve en Europe »

Trop facile de dire que l’austérité est une mauvaise solution alors qu’il y a moins d’un an les « meilleurs experts » (pas Stiglitz, il faut reconnaître) allaient de tribune de presse en plateau de télé pour marteler qu’il « n’y-avait-pas d’autre-solution », T-I-N-A  en Thatcherlangue

La palme du catastrophisme revient quand même à ce think tank qui présente une vision extrêmement apocalyptique de l’état de l’opinion publique en Europe (dans certains pays du moins)

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202762160221-europe-la-france-detient-la-palme-du-pessimisme-566283.php?xtor=EPR-101-[NL_13h]-20130514-[s=461370_n=2_c=204_]-1681742@2

The New Sick Man of Europe: the European Union

Je demande quand même à les voir ces 81% de Français qui préfèrent qu’on coupe dans les crédits plutôt que d’avoir une politique de relance sélective.

Comme vous le voyez, si demain la crise devait rebondir, c’est-à-dire nous enfoncer encore plus bas, il y aura toujours quelqu’un pour dire qu’il avait raison et que c’est la faute des autres. Le pire est qu’ils pourront tous avoir raison parce que tout cela est en grande partie vrai  et que tous ces catastrophes peuvent arriver si personne ne fait rien.

Après, nul ne pourra dire «  Nous ne savions pas ! »

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