De 1 à 10 quand on parle de centaines de milliards, quelle importance?

Taxe Tobin : Entre 7 milliards et 70 milliards l’écart est identique en proportion qu’entre 0.1% et 0.01%

Une polémique sur les chiffres oppose les banques françaises à la commission européenne

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20130416trib000759759/taxe-tobin-la-bataille-des-chiffres-fait-rage-entre-bruxelles-et-les-banquiers-parisiens.html#xtor=EPR-2-[Banque++Industrie+financiere]-20130418

Taxe Tobin: la bataille des chiffres fait rage entre Bruxelles et les banquiers parisiens

Les uns parlent d’un coût de 70 milliards, l’autre de 7 milliards (seulement?) quand le taux de taxation peut varier de 0.01% ( 1 pour 10.000 ou si vous préférez, pour une transaction de 1 millions d’euros, la banque payerait cent euros) sur les produits dérivés à 0.1% sur les transactions portant sur des titres. Comme dans les deux cas le rapport est de 1 à 10, je me suis dit que c’était peut être ça la cause d’un si grand écart d’appréciation

Mais ceci n’explique pas cela. En effet l’origine de l’écart n’est pas dans la nature des transactions sur titres ou sur produits dérivés mais sur le volume de transactions. Les uns raisonnent comme si rien ne devait changer alors que les autres anticipent un retour (forcé) à la raison. Or justement le but de cette taxe Tobin est entre autre de réduire de façon draconienne le nombre de transaction, volonté également exprimée dans la loi bancaire, actuellement en discussion au Parlement qui interdit ou limite fortement le speed-rating. Cela dit si on applique ces taux à ces montants de taxe l’écart peut aller de 1 à 100 soit 7 milliards pour 0.1% des transactions sur titre soit quand même un volume annuel de 7.000 milliards  ou à l’autre extrême 70 milliards pour 0.01% des transactions sur produits dérivés soit 700.000 milliards. C’est donc dans cette fourchette que se situe les volumes d’échange sur la place financière de Paris. Comparé à la richesse réelle produite, disons le PIB annuel, le  bas de la fourchette donne déjà le vertige. N’essayez pas d’imaginer le haut, vous vous feriez mal ! Le vrai scandale, il est peut-être là dans l’énormité des flux financiers quotidiens, complètement déconnectés de l’activité économique réelle.  A moins qu’il ne soit dans l’incapacité de certains d’accepter qu’une ponction aussi minime soit-elle puisse être faite sur leur si chère cassette ! Plus on gagne de l’argent, moins on accepte d’en payer!

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