Jeter le bébé avec l’eau du bain!

Le principe du marché de quotas de CO² est défendable mais l’application qu’en avait faite la Commission Européenne était détestable. En effet, au prétexte de ne pas défavoriser nos industries dans la compétition mondiale, la Commission a « donné » des droits de tirage gratuits à certaines industries polluantes de façon à atténuer le choc . C’était en quelque sorte faire marcher la planche à billet ou pour parler un langage plus quotidien aller faire son marché avec de la fausse monnaie. L’espoir était que l’économie européenne, boostée par la désormais désastreuse stratégie de Lisbonne, allait connaître une croissance suffisante pour absorber cette masse initiale et faire monter le cours du quota de CO². Or c’est l’inverse qui s’est produit; D’un côté, c’est tant mieux car cela veut dire que globalement les émissions de CO² ont été inférieures aux prévisions et c’est autant de gagner. Mais d’un autre côté cela met à mal les efforts pour convaincre « par le portefeuille » les industriels à faire des efforts en matière de réduction des émissions de CO². Devant l’inefficacité actuelle du dispositif, les députés européens ont décidé de mettre fin au système

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0202707811892-le-parlement-europeen-porte-un-coup-presque-fatal-au-marche-europeen-des-quotas-de-co2-558704.php?xtor=EPR-1500-[lesechos18]-20130416-[s=461370_n=3_c=303_]-1681742[_SDV]@1

Quotas de CO2 : le Parlement porte un coup quasi fatal au marché européen

C’est aller un peu vite en besogne. C’est un peu comme si on avait définitivement renoncé au papier-monnaie parce qu’il y avait eu la faillite de Laws et la déconfiture des assignats. Pour une fois la proposition de la Commission permettait de corriger son erreur initiale, preuve s’il en est que ces « experts » qui viennent donner des leçons à tous les gouvernements européens sont quand même un peu des apprentis sorciers. Preuve aussi que les gouvernements qui avalisent ces propositions sont parfois un peu jobards.

Effectivement, pour que le marché fonctionne, il faut qu’au début, il n’y ait pas ou peu de quotas de CO² disponibles de façon à ce que leur rachat coûte un maximum. Ensuite la spirale vertueuse s’enclenchant, les prix vont se stabiliser mais entre deux, de bonnes habitudes auront été prises!

Et tant qu’à revisiter le fonctionnement de ce marché, il vaudrait mieux qu’on en fasse un audit complet afin d’en corriger tous les défauts. A défaut, il ne restera plus qu’à constater que les entreprises européennes ont jeté aux oubliettes l’avenir de notre planète. Désastreux et suicidaire!

Publicités
Cet article, publié dans COUPD'GUEULE, développement durable, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s