La jeunesse sera la priorité de mon quinquennat !

Etudiants : vers une dérive à l’américaine.

Depuis François Villon (avec un V comme Vivre et non un F comme …Fuyons), nous avons en tête l’image de l’étudiant perpétuel impécunieux Depuis 3 décennies maintenant, les études supérieures se sont démocratisées  et une petite majorité de chaque tranche d’âge peut accéder à l’Université. Mais l’intendance n’a pas forcément suivie l’évolution des résultats au baccalauréat..

http://www.ouest-france.fr/actu/economieDet_-etudiants-pas-diplomes-mais-deja-endettes-_3634-2183322_actu.Htm

Étudiants pas diplômés mais déjà endettés

Evidemment, cela n’handicape pas les enfants des couches les plus aisées de la population qui peuvent toujours s’appuyer sur le matelas sécurisant de la prospérité parentale. Mais pour tous les autres se pose la question de la vie quotidienne, au-delà du coût de la scolarité. Pour des raisons différentes, le modèle français est en train d’évoluer tout doucement vers un système « à l’américaine » où tout diplômé commence sa carrière avec une montagne de dettes et passe les premières années de sa vie professionnelle à les rembourser. Le phénomène a pris tellement d’ampleur ces dernières années aux Etas-Unis  qu’on commence à évoquer le risque d’une nouvelle bulle financière comparable à celle qui a explosé en 2007 avec le scandale des subprimes.

Le mode de financement de la vie étudiante mériterait donc qu’on y consacre un peu plus que des facilités de caisses accordées par les banques.

La question du logement étudiant n’est qu’une partie de la question du logement dans les grandes villes et ne pourra trouver de solution que dans ce cadre. Encore faut-il ne pas oublier ce point quand on repensera le logement dans les villes universitaires.

Le coût des études proprement dit mériterait également qu’on s’y attarde un peu , en ayant en tête qu’un étudiant coûte autant à l’Etat quelle que soit l’origine sociale de ses parents . Et dans ces conditions, si les rejetons des classes les plus aisées font les études les plus longues, c’est donc une forme de solidarité à l’envers qui s’instaure des moins aisés, mais qui payent l’impôt vers les plus aisés, qui profitent alors le plus du système.

Emploi des jeunes : il faut faire vite et mettre les feux sur ce point!

Les derniers chiffres du chômage montrent qu’il y a de plus en plus urgence à s’occuper de l’emploi des jeunes qui, comme toutes les populations fragiles, sont les premiers à se faire éjecter du marché du travail quand les entreprises réduisent la toile. Le gouvernement pense avoir fait le nécessaire pour cela et croit à son succès

http://www.ouest-france.fr/actu/economieDet_–Les-embauches-de-jeunes-vont-s-accelerer-_3634-2183318_actu.Htm

« Les embauches de jeunes vont s’accélérer »

Pour l’instant, ni les emplois d’avenir, ni les contrats de génération ne semblent fonctionner. En effet, l’embauche ne se décrète pas : elle ne s’impose à un chef d’entreprise que si ses perspectives d’activité lui en font ressentir la nécessité. Cet argument est semble-t-il imparable et est fortement utilisé pour demander un assouplissement du marché du travail . C’est oublier que  la plupart des embauches de jeunes se font en CDD . le fort taux de chômage tient pour beaucoup à la méfiance des entreprises face à ces jeunes qu’elles ne comprennent souvent plus . Et pourtant….

La jeunesse c’est quand même notre avenir

Cette génération Y, comme on l’a appelé il y a 4 ou 5 ans, et qui pourrait tout simplement s’appeler « génération Internet » ne comprend pas plus l’organisation verticale pyramidale des entreprises que celles-ci ne comprennent leur agilité à travailler dans les réseaux

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/15/contre-la-dictature-des-experts-les-porteurs-d-initiatives-sociales-doivent-tracer-les-perspectives_3159887_3234.html

Contre la dictature des experts, les porteurs d’initiatives sociales doivent tracer les perspectives

Or c’est sûrement la voie que devront prendre les entreprises qui ambitionneront de survivre à la crise actuelle. Certes, tous ces jeunes n’ont pas nécessairement tous les « bons diplômes », dont le modèle relève le plus souvent du XIX° siècle que du XXI°, n’ont pas forcément les « bonnes compétences », qui de toute façon seront obsolètes dans moins de 10 ans, n’ont évidemment pas les « bonnes expériences » , celles des experts qui nous ont mis dans l’ornière où nous sommes, mais ils sont porteurs, sans toujours en avoir conscience, d’innovations sociales, qui feront pour certaines d’entre elles le quotidien des entreprises de demain.

C’est pour cela qu’il est devenu urgent de changer les logiciels des embaucheurs.  C’est pour cela aussi peut-être que les embaucheurs  n’ont pas le réflexe spontané de les recruter, par peur de devenir rapidement…obsolètes!

La balle est encore dans le camp du gouvernement mais elle est déjà et surtout dans celui des entreprises.

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Un commentaire pour La jeunesse sera la priorité de mon quinquennat !

  1. roscoff dit :

    J’aurai besoin de jeunes ouessantines (2) pour satisfaire notre Ginaouec.

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