« Quand le bâtiment va, tout va ! »

Les grands travaux, les grands projets, il n’y a rien de tel pour relancer l’économie. C’est pourquoi les pays se battent pour avoir les Jeux Olympiques, la Coupe du Monde  de Football, organiser une Exposition Internationale, bref trouver une occasion pour bâtir, construire et faire tourner le BTP

Mais cela c’était hier. Aujourd’hui, les peuples rechignent à ces grands projets inutiles et n’acceptent plus qu’on investissent leurs argents (l’argent de leurs impôts) dans des projets qui flattent plus l’égo surdimensionné de leur dirigeants qu’ils ne rendent service aux populations qui les ont élus.

Ainsi les Autrichiens ont fait une chose que Mr Delanoë n’aurait jamais imaginé

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130312trib000753575/les-degats-de-la-crise-les-viennois-refusent-la-candidature-de-leur-ville-aux-jo-.html#xtor=EPR-2-[Wall+Street+Briefing]-20130312

Les dégats de la crise : les Viennois refusent la candidature de leur ville aux JO

Il faut dire que la série récente des J.O. n’est pas pour rassurer :

1992 Barcelone

1996 Atlanta

2000 Sidney

2004 Athénes

2008 Pékin

2012 Londres

Quand on voit l’état de l’économie des trois pays européens qui ont accueilli les J.O. pendant cette période, on se dit que franchement, cela doit porter la guigne d’être une ville européenne et d’accueillir les J.O.

Mais après tout les Autrichiens ne disent pas autres chose que ceux qui de Notre-Dame-des-Landes aux vallées alpines, lieu de transit du TGV Lyon-Turin s’opposent à des projets dont ils ne voient pas l’intérêt pour eux.

Si le bâtiment manque d’activité, il y a actuellement des tas d’opportunités tout aussi créatrices d’emplois et dont les effets seront immédiatement perçus par les populations concernées, qu’il s’agisse du développement du logement social, de la diversification de l’offre dans le parc locatif privé ou de l’immense chantier de rénovation des bâtiments anciens pour les mettre à un haut niveau de norme énergétique. Les Travaux Publics ne devraient pas non plus être en reste, compte tenu de l’état de délabrement des réseaux ferrés et du réseau national secondaire, sans compter le développement de transport en commun en site propre.

Il ne s’agit là que d’avoir la volonté politique de le faire.

Mais il semblerait que de ce côté-là cela coince un peu. En effet si les grands groupes préfèrent des projets d’aéroports en plein bocage ou des lignes TGV Le Mans-Rennes plutôt que des programmes HLM ou la rénovation des voies de chemin de fer du Centre-Bretagne, c’est que les premiers se font dans le cadre de ce qu’on appelle un partenariat public-privé  dont tout le monde sait le mal que j’en pense (mettre le lien avec les billets) et qui leur permettent d’encaisser de substantiels surprofits au nom du « risque pris » et du « service logistique apporté ».

Finalement les Autrichiens ont bien raison et je me demande si finalement Delanoë et toute la délégation française à Séoul n’avait pas fait exprès d’être aussi maladroit pour éviter de récupérer « la guigne ».

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