un cas rare dans le CAC 40

Le patron d’une des plus grande entreprise quitte son fauteuil de président pour se lancer dans l’aventure de la PME. Dit comme cela, c’est une information un peu singulière mais sans plus. Cela arrive de temps en temps qu’un cadre surmené décide de jeter sa gourme. Mais dans le cas d’espèce, c’est peut-être un peu plus symbolique

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20130131trib000746155/guillaume-poitrinal-ce-patron-du-cac-40-qui-lache-tout-pour-devenir-entrepreneur.html#xtor=EPR-2-[Wall+Street+Briefing]-20130131

« Guillaume Poitrinal, ce patron du Cac 40 qui lâche tout pour devenir entrepreneur »

En effet, il y a d’abord le profil de ce PDG. Certes, comme une demi-douzaine de ses collègues du CAC 40, il a fait HEC, mais lui décide de quitter les commandes à l’âge où ses semblables ont accéder aux plus hautes responsabilités dans leurs sociétés respectives. Le CAC 40 est en effet plus un club de sexagénaires qu’un vivier de jeunes pousses.

Ensuite, il y l’ensemble d’entreprises qu’il dirige. Celui-ci  a une activité très fortement européanisée et ce depuis longtemps mais il est très peu présent sur les marchés mondiaux, ce qui dans le CAC 40 est vraiment une rareté.

Et surtout, il y a la gouvernance du groupe qu’il dirige dont la principale caractéristique est de n’avoir aucun administrateur en commun avec l’une ou l’autre des entreprises du CAC 40, alors que les mariages croisés sont la règle pour les 39 autres sociétés côtées dans ce petit panier. Pour elles, le nombre d’administrateurs communs est au moins de 1 mais cela peut monter jusqu’à 14 administrateurs pour une ou deux d’entre elles.

Je ne sais pas si il y a des liens de cause à effet entre ces caractéristiques et ce soudain désir de devenir un entrepreneur et d’ailleurs cela importe peu si ce n’est pour montrer qu’a contrario, cela avait peu de chance d’arriver dans une des 39 autres entreprises du CAC 40. Compte tenu de leur environnement, du mode de gouvernance qu’elles ont adopté et  des modes de cooptation qu’elles pratiquent, ce n’est peut-être pas l’esprit d’entreprise qui est le plus mis en valeur et ce sont d’autres qualités qui en ont fait des dirigeants puissants.

C’est un peu pour cela que je me suis ainsi arrêté un instant sur ce cas, non pour en faire un nouveau modèle d’entrepreneur, ce qu’il n’est pas mais pour mettre en lumière par contraste, les raisons, entre autres, pour lesquelles le CAC 40 est au moins autant un boulet pour l’économie française que son fer de lance comme le répète à tue-tête certains pour qui seuls « big is beautiful ».

Advertisements
Cet article, publié dans l'économie comme on la subit, l'économie comme on la voudrait, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s