Encore un ballon d’essai autoprédictif ?

Dans le courant de l’année 20098, avait commencé à circuler des papiers plus ou moins confidentiels indiquant que la prochaine crise, après celle des subprimes et donc de la solvabilité des banques, serait la crise de la dette publique et curieusement , alors qu’à l’époque la dette américaine était déjà colossale, que la dette anglaise ne l’était pas moins et qu’avant Fukushima, la dette japonaise dépassait déjà les 100ù du PIB, ces papiers indiquaient tous que la crise de la dette publique porterait sur les pays européens. Faut-il rappeler qu’à cette époque, seule la Grèce présentait un débit réellement négatif et encore ceci n’était pas encore public puisqu’il n’avait pas encore démontré que les comptes avaient été truqués. Seuls quelques initiés, dont les conseillers des gouvernements successifs pouvaient être au courant de la faiblesse réelle de la Grèce. En ce qui concerne les autres pays, devenus faibles depuis, l’Espagne faisait encore figure de bon élève.

Mais vous savez ce que c’est que la rumeur. Comme il n’y a pas de fumée sans feu, la spéculation s’est mise tout doucement en marche et comme les stratéges, mot d’origine grecque que les « conseillers » ont dû ramener avec eux dans leur valise, avaient bien flairé que la construction de l’Euro avait un gros défaut de construction, sa gouvernance, cela a marché.

Mais cela a marché jusqu’à un certain point seulement. En effet, ce que « les marchés » avaient sous-estimé, c’est la capacité de résistance de certains dirigeants européens qui ont utilisés tous les expédients permis par le Traité pour déjouer ces manœuvres. En effet, on veut bien avoir quelques faiblesses avec ces stratèges, au point d’embaucher leurs cadres pour diriger l’Euro, mais encore faut-il qu’ils ne soient pas trop gourmands et qu’ils ne cassent pas l’outil par excès de rapacité.

Donc l’Euro n’est pas mort.

Mais comme « les marchés » avaient parié qu’il mourrait, il faut pourtant qu’il meure ou du moins qu’il se rende. La spéculation, en effet, n’est intéressante que lorsqu’elle se réalise comme prévue.

D’où vraisemblablement ce nouveau ballon d’essai !

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20121018trib000725752/sorties-de-l-euro-en-cascade-un-scenario-du-pire-qui-couterait-2.900-milliards-a-la-france.html#xtor=EPR-2-[Wall+Street+Briefing]-20121018

Sorties de l’euro en cascade : un scénario du pire qui coûterait 2.900 milliards à la France

Comme on le voit, le but est, peut-être, ici de faire rentrer la France dans le club du « maillon faible » mais le chiffre de pertes de PIB paraissent tellement énormes qu’on a du mal à y croire. En effet, le chiffre avancé par cet institut allemand représente une fois et demi le PIB de la France en 2011. Les mécanismes qui permettent d’arriver à ce résultat ne sont pas clairement  explicité dans la note dudit Institut. Il n’empêche, le chiffre a été lancé, il va faire son chemin et comme la période est au France bashing, cela peut marcher et relancer pour quelques temps la spéculation et en fait c’est peut-être uniquement cela qui compte car c’est dans les période de crise que ceux qui ne vivent que de, par et pour la spéculation font les meilleures affaire ;

Alors vérité économique ou simple « ballon d’essai » autoprédictif ?

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