RSE : de nouvelles pistes de réflexion

Les entreprises, la clé de la transition vers une économie plus responsable

Voilà un livre qui  fait écho à un papier paru dans la revue d’Harvard Harvard Business Review en février 2011 « la grande idée : créer des valeurs partagées! » et qui fut présenté au moment de sa sortie comme une des tentatives les plus conceptualisées de présenter une sortie par le haut au capitalisme en crise

http://www.youphil.com/en/article/corporation-2020-OWS-Sukhdev-business?ypcli=ano

« Corporation 2020 », the corporation of the future?

Sauf qu’ici, on ne reste pas au niveau théorique de la valeur mais qu’on parle de choses plus concrète  comme associer la société civile, instaurer une comptabilité universelle (mot que je préfère à celui d’holistique, trop sophistiqué), taxer les effets négatifs (les pollutions et pillages de ressources) plutôt que les ressources positives (le travail par exemple). Il n’est pas sûr pour autant que cela suffise à fonder un nouveau capitalisme. Si la logique de ces propositions est poussée à son terme, le système qui en émergerait ne serait plus du capitalisme car il aurait pris en compte que la seule valeur qui importe en fin de compte n’est pas forcément le droit de propriété et qu’il existe dans la gouvernance des entreprises une véritable tension entre droits différents d’égale valeur constitutionnelle. Je ne suis pas sûr que la réflexion de cet auteur aille jusque là!

 

 » Non, l’ISR, ce n’est pas de la RSE! »

En effet même si Investissement Socialement Responsable et Responsabilité sociale et Environnementale de l’Entreprise  sont deux concepts qui semblent se répondre en écho, il ne s’agit manifestement pas de la même chose. C’est du moins ce que nous dit un des plus anciens opérateurs de l’ISR

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20121017trib000725523/l-investissement-socialement-responsable-est-un-concept-flou.html#xtor=EPR-2-[Banque++Industrie+financiere]-20121018

« L’investissement socialement responsable est un concept flou »

C’est vrai que l’absence de définition précise admise par toute la communauté financière nuit à la clarté du concept. Alors que la RSE, c’est plus clair, Peut-être ?

ah ben oui! Pour la RSE pour l’instant c’est pareil. Chaque entreprise met ce qu’elle veut dans ce concept et la grande disparité des rapports RSE, quand ils sont publiés montre que là aussi on nage encore dans le grand flou. Heureusement, nous dit cet expert de l’ISR qu’il existe un label Novethic pour indiquer qu’une procédure est en place. Et du côté de la RSE, qu’y a-t-il?

 Du côté de la RSE, il y a l’ORSE, Observatoire de la RSE , qui croit dur comme fer à sa mission et qui fait un travail intéressant de repérage des pratiques les plus intéressantes

http://www.actu-environnement.com/ae/news/panorama-orse-notation-societale-entreprises-16837.php4#xtor=ES-6

Panorama du marché de la notation sociétale des entreprises

C’est une bonne chose de repérer les organismes qui se proposent d’évaluer les pratiques des entreprises, mais à partir où les entreprises ont le choix, je suis prêt à parier qu’elles choisiront majoritairement l’organisme qui se rapprochent le plus de sa propre conception de la RSE. C’est un peu le serpent qui se mord la queue. Ceci illustre l’inconvénient de ce qu’on appelle la « soft law » qui est quand même un des fondements de la pensée libérale!

 

Mort de rire,  la RSE dans la Fonction publique!

A force de vouloir singer les méthodes du privé, le New Public Management arrive parfois à des excès bouffons.

La publication par la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique (DGAFP) « d’indicateurs de RSE » en est la preuve

http://www.fonction-publique.gouv.fr/indicateurs-rse-fpe/

Une nouvelle application, pour quoi faire ?

. Par définition la fonction publique a une responsabilité sociale, sinon, il vaut mieux qu’elle change de métier

En fait quand on lit plus dans le détail cet article , l’indicateur RSE concocté par la DGAFP n’est ni plus ni moins qu’un indicateur de pilotage de la gestion des ressources humaines à l’ancienne. L’avantage, c’est que, comparé au volumineux rapport que la DGAFP publie tous les ans et envoie à tous l’encadrement public , quel gain de temps! Mais de la à parler de la RSE, quel contresens! C’est bien la preuve que dans la haute fonction publique, on a souvent une connaissance assez surprenante de ce qu’est une entreprise, d’où les succès mitigé du New Public Management traduit en Français.

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