Ce ne sont plus des niches, c’est une volière

Après les pigeons, les moineaux !

A propos des multiples dérogations fiscales que contient le code des impôts et qu’on appelle parfois un peu rapidement des « niches fiscales », les habitués du débat budgétaire au Parlement ont l’habitude de dire  que dans chaque niche, il y a un chien de garde féroce.

Cette année les choses sont un peu différentes car les star-uppers huppés, peu au fait des us et coutumes parlementaires ont un peu cassé ce schéma en s’autoproclamant « pigeons ». Mais vu la virulence de leurs attaques, ils auraient tout aussi bien pu s’appeler « les mouettes » (qui sous leurs airs angéliques sont de redoutables prédateurs gloutons) ou  « les rapaces ». Compte tenu de ce qu’ils ont obtenu, ce n’aurait pas été injustifié

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/le-gouvernement-jette-plus-que-des-miettes-aux-pigeons_350267.html?xtor=EPR-175-[XPN_18h]-20121019–191727235@216658467-20121019181512

Plus-values de cession: ce que les Pigeons ont obtenu

Mais manifestement  ces manières de faire n’ont pas plu à tous les start-uppers, les vrais, ce qui ne se posent pas encore la question de la revente de leur petite merveille mais qui se pose la question plus quotidienne de becqueter tout simplement parce que démarrer une boîte ça ne permet pas toujours d’assurer ses fins de mois ni celles de ces collaborateurs. Qu’ils se soient appelés « les moineaux » leur va à ravir !

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20121018trib000725742/les-moineaux-les-pigeons-ne-nous-representent-pas.html

Les moineaux : « les pigeons ne nous représentent pas! »

Espérons simplement que leur message simple et discret sera autant entendu que le buzz tonitruant des ramiers.

Evidemment, comme le gouvernement  faisait mine de s’attaquer vraiment aux niches fiscales, toute la privilégiature française est montée au perchoir.

Je ne parlerai pas ici des médecins car leur cas est un peu différent et de toute façon, l’imagination populaire ne les décrit pas généralement sous la forme de volatiles, donc cela ne me sert à rien pour ce papier.

Les canards et les cocottes de « papiers » !

Mais intéressons-nous un instant au papier publié par Le Monde

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/10/19/niche-fiscale-des-journalistes-les-faits-derriere-les-cliches_1777965_823448.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20121020-[titres]

Niche fiscale des journalistes : les faits derrière les clichés

Voilà effectivement l’exemple le plus caractéristique de niches fiscales, avantage fiscal qui se justifiait à sa création mais qui avec le temps est devenu un privilège auquel on ne pourrait plus toucher.

Mais dans l’argumentation du Monde, on ne comprend plus très bien  si ce sont les journalistes ou « les canards » qui les emploient qui profitent de cet avantage.

Cela tombe bien que cela tombe sur les journalistes, ne sont-ils pas « hommes de plume »

Certes, l’avantage n’est pas énorme et les journalistes ne sont pas entretenus comme des cocottes (de « papiers » naturellement) mais dans ces périodes de disette fiscale, cela passe mal.

Les oiseaux des iles et les dindons de la farce

Mais surtout, cela évite de parler de ceux qui dans ce système de dérogation profitent le plus du système des niches fiscales. Mais pour les débusquer, il faut aller dans les documents budgétaires. On y trouve un inventaire de tout ce que les techniciens de Bercy appellent « les dépenses fiscales ». On y remarque que certaines dispositions, qui datent pour la plupart des années 80 mais certains sont plus récentes, coûtent relativement cher à l’Etat , c’est-à-dire entre 100 et 300 millions tout en bénéficiant à un nombre très limité de contribuables , entre quelques centaines et quelques milliers.

Ces dispositifs sont applicables aux investissements dans les départements et territoires d’Outre-Mer. Ces « oiseaux des iles » ont des systèmes de défense bien plus efficaces et discrets que les pigeons.

En attendant face à la coalition de tous ces bêtes à plume, le contribuable moyen qui n’a jamais réussi à négocier en position de force un quelconque avantage fiscal est bien obligé d’assumer la charge fiscale que les autres refusent de porter. Compte tenu de la tension qui pèse sur les revenus de ces classes moyennes, cette « farce » risque de tourner au drame.

 

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