PME, mon amour

Grande déclaration d’amour dans la fougue du printemps !

C’est une affaire entendue, la France est gouvernée depuis bientôt 6 mois par une clique de militants-enseignants » qui n’ont de cesse de vomir l’entreprise et ses dirigeants.

Pourtant pendant la campagne électorale présidentielle, le candidat socialiste, comme la candidate écologiste d’ailleurs mais elle on l’a moins entendu car on ne voulait pas l’entendre sur ce sujet-là, a beaucoup plaidé pour une nouvelle politique industrielle qui s’appuierait  principalement sur les  grosses PMI

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120221trib000684248/hollande-veut-renouer-avec-une-vraie-politique-industrielle.html#xtor=EPR-2-[Wall+Street+Briefing]-20120221

Hollande veut renouer avec une vraie politique industrielle

S’agissant plus spécifiquement des PME,le même candidat socialiste avait développé même un programme assez copieux en leur faveur, mêlant aide directe, modulation fiscale et réseau de financement spécifique

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120402trib000691534/francois-hollande-compte-sur-les-pme-pour-redresser-la-france.html#xtor=EPR-2-[Lactu+du+jour]-20120403

François Hollande compte sur les PME pour redresser la France

Certes, il n’était plus question de Small Business Act comme 5 ans auparavant mais plus aucun candidat, sauf la candidate écologiste justement n’en parlait plus. Peut-être trouvait-on du côté de la rue de Solférino que c’était trop compliqué à monter !

Mais les politiques n’étaient pas les seuls à refaire les yeux doux aux PME, une partie de la bancassurance commençait à s’intéresser de nouveau à ces entreprises que le secteur financier avait un peu négligé

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20120221trib000684208/les-assureurs-redecouvrent-de-l-interet-pour-les-pme.html#xtor=EPR-2-[Wall+Street+Briefing]-20120221

Les assureurs redécouvrent de l’intérêt pour les PME

Bref, les fiançailles de l’automne s’annonçaient sous d’heureux auspices.

Tout le monde ne se sent pas forcément trompés et les fiançailles ne sont pas rompues

Tout le monde a été frappé par le bruit médiatique provoqué par les ailes furieusement agités par des pigeons aux serres crochues. Tout le monde a entendu les voix en pâmoison de la Jeanne d’Arc du MEDEF. Mais pour autant, il ne faudrait pas croire que tous les entrepreneurs soient  vent debout par rapport  à la politique gouvernementale.

Ainsi, bien qu’il est possible que ce soit une posture de négociation budgétaire, la CGPME se montre nettement moins hostile aux premières décisions du gouvernement Ayrault

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/pour-la-cgpme-le-gouvernement-a-fait-un-pas-considerable-vers-les-entrepreneurs_346217.html?xtor=EPR-175-[XPN_18h]-20121010–191727235@216068367-20121010184519

Pour la CGPME, « le gouvernement a fait un pas considérable vers les entrepreneurs »

Et après tout quand on cherche à s’appuyer sur les PME, il vaut quand même mieux avoir le soutien de l’organisation qui les représente que l’appui d’un grand patronat dont le comportement en tant que donneur d’ordres est souvent à l’origine des difficultés de ces mêmes PME

Mais pour que le mariage de raison soit réussi, il faut que la dot soit belle

Certes le programme de François Hollande se met progressivement en place. La BPI, comme promis,  a été officiellement annoncée lors du dernier conseil des ministres, ses dirigeants sont connus et sa force de frappe également.

http://www.actu-environnement.com/ae/news/projet-loi-creation-banque-publique-investissement-16829.php4#xtor=ES-6

Banque publique d’investissement : le projet de loi présenté en conseil des ministres

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/banque-publique-dinvestissement-jean-pierre-jouyet-prend-presidence-17-10-2012-71240

BPI. Jean Pierre Jouyet président, 42 milliards pour les PME

Toutefois, certains regrettent que la BPI reste en deça du grand projet de banque publique. dont parlait leur candidat (qui n’était pas François Hollande, est-il besoin de préciser) pendant cette campagne.

http://static.acteurspublics.fr/all/uploads/file/2012/10/17/lettre-ouverte-bpi.pdf

Collectif  » Pour un Pôle public financier au service des Droits ! »

Manifestement, ils se trompent de projet mais ils ont quand même raison sur deux ou trois points. Tout d’abord, le mode de gouvernance de l’ensemble fait encore la part trop belle aux grands commis de l’Etat, c’est-à-dire en l’occurrence le Corps de l’Inspection des Finances.

Ensuite, l’ambition affichée pendant la campagne de drainer les flux énormes de l’assurance-vie vers cette banque n’a pas aboutie. Peut-être n’est-ce qu’une question de temps. Ensuite, puisqu’il s’agit d’une banque déconcentrée, les collectivités territoriales n’ont pas été associées à la gouvernance. Par contre, je ne souscris pas à leur revendication d’associer TOUTES les collectivités territoriales à ce projet. Il y a là une cohérence avec le projet de réforme territoriale menée par ailleurs qui assigne le rôle de chef de file économique à la région.

Enfin, puisqu’il s’agit d’une banque à financement publics, il n’aurait pas été inconvenant que les instances régionales et nationales où les forces vices de la Nation se retrouvent (CESER et CESE) soient associées à l’évaluation de la performance de cette banque ;

Certes, il commence également à y avoir les prémisses de l’énonciation d’une stratégie industrielle, par le Premier Ministre qui n’hésite pas à revendiquer le rôle d’Etat stratège, comme cela existe dans toutes les nations qui réussissent économiquement, Allemagne, Chine, Corée, pour ne citer que les meilleurs «élèves de la classe »

http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/le-premier-ministre-definit-une-trajectoire-de-competitivite

Le Premier ministre définit « une trajectoire de compétitivité« 

On attend maintenant avec impatience le discours gouvernemental qui va se bâtir autour du désormais fameux futur « rapport Gallois ».

Certes, il y a eu les quelques ratées concernant les mesure fiscales en faveur ou défaveur des entreprises. Manifestement, le gouvernement a été pris de cours par la fronde de quelques entrepreneurs, qui sont à l’ensemble des entrepreneurs ce que les poissons-volants sont aux poissons, et cela indique qu’il y a encore des efforts à faire dans les cabinets ministériels pour comprendre comment fonctionne une entreprise. Laisser dire que la taxation des plus-values  de cession d’une start-up remet en cause la compétitivité des entreprises est une grosse bêtise. En effet, taxer des plus-value, comme d’ailleurs taxer les bénéfices, ce n’est pas toucher à la profitabilité d’une entreprise, c’est toucher à la façon dont cette profitabilité se répartit , indépendamment donc de sa compétitivité qui est constatée avant. Cela n’impacte la compétitivité de l’entreprise que dans la mesure où cela réduirait la capacité de réinvestissement dans l’entreprise de ces profits. Or, comme le dira je pense le rapport Gallois, une des causes du manque de compétitivité des entreprises françaises réside justement dans la faiblesse de leurs fonds propres. Donc en couplant une forte taxation des profits distribués et des plus-values non réinvesties dans d’autres PME avec une taxation allégées des profits et plus-value réinvesties durablement dans les PME, le gouvernement mènerait une politique fiscale à la fois juste socialement et efficace économiquement.

Il se trouve que la modulation de l’IS en fonction du taux de réinvestissement faisait partie du programme de François Hollande. Qu’il applique donc son programme, mais peut-être est-ce prévu ultérieurement.

 

Monsieur le Premier ministre, la noce attend devant la mairie !

Du coup, comme le gouvernement tarde à aller jusqu’au bout dans l’application de son programme et peine à expliciter sa stratégie de redressement industriel, la noce attend qu’enfin il déclare sa flamme en termes plus concrets. Du coup cela autorise certains commentateurs à faire des commentaires désobligeants sur le perron

http://www.ouest-france.fr/actu/politique_detail_-Les-entreprises-maltraitees-par-le-gouvernement-_3635-2123547_actu.Htm

Les entreprises maltraitées par le gouvernement ?

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/commentaires/point-de-vue-entreprises-la-banque-publique-et-le-choc-fiscal-18-10-2012-1875843.php

Point de vue. Entreprises : la banque publique et le choc fiscal

Certes, ce n’est pas encore hostile mais on se demande si le mariage aura bien lieu.

Et ce n’est pas les quelques cris de « Vive la mariée »  isolés qui vont faire que la noce sera belle

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/10/18/entrepreneurs-on-vous-aime_1777216_3232.html

Entrepreneurs, on vous aime !

Les PME ont besoin d’être rassurées !

Peut-être faudrait-il, pour rester dans la métaphore nuptiale, que les ministres, qui sont en quelques sortes les garçons d’honneur de la noce, arrêtent de s’envoyer des coups de pied dans le dos de la mariée tout en faisant des grimaces devant la caméra du photographe.

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