Et pour peu que la Syrie s’en mêle

La plupart des pays dans le sous-sol desquels on a trouvé des ressources importantes d’hydrocarbures ont vu ces découvertes comme une bénédiction du ciel. Certains ont bien vite déchanté quand ils se sont aperçus que cela détruisait plus les modes de vie que cela n’améliorait le niveau de vie.

On a déjà vu des conflits armés pour le pétrole mais qui taisaient leur nom, soit parce qu’ils se présentaient comme des guerres civiles ou des guerres de libération ( Sud Soudan par exemple), soit parce que les intérêts financiers qui étaient derrière avaient eu intérêt à les présenter comme des guerres du Bien contre le mal ( Iran-Irak, guerre du Golfe, Guerre d’Irak).

La découverte qui a été faite dans l’Est du bassin méditerranéen va peut-être l’occasion d’un nouveau type de conflit compte tenu des enjeux géopolitiques déjà existant

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20120722trib000710242/mediterranee-israel-renforce-son-dispositif-militaire-autour-de-ses-gisements-de-gaz.html#xtor=EPR-2-[Lactu+du+jour]-20120723

« Méditerranée : Israël renforce son dispositif militaire autour de ses gisements de gaz »

Il est vrai que tout ce qui touche à cette partie du monde devient rapidement anxiogène. Mais jusqu’à présent, les causes des conflits étaient largement idéologiques ou culturelles. Si des prétextes économiques viennent se rajouter, cela va devenir inextricable. Les relations entre Israël et le Liban ne sont jamais vraiment normalisées mais depuis quelques temps, on peut dire que la situation était stable. On ne peut pas en dire autant autour de l’ile de Chypre, entre l’Etat de Chypre, membre de l’Union Européenne et la Turquie qui occupe toujours la pointe N-E de l’ile, les relations tardent à se décontracter. Cela fait de points de friction qui ne demanderont qu’à s’embraser dès que les différentes parties auront pris la juste mesure des richesses potentielles de la zone. Du coup, on ne peut pas exclure non plus, l’ouverture d’un troisième front, entre les deux grandes puissances militaires de la région, la Turquie et Israël, naguère alliée, aujourd’hui plus que fâchée.

Une poudrière sur une torchère, voilà l’image qui vient aussitôt à l’esprit.

Et encore, on n’a pas envisagé le pire : pour l’instant la Syrie n’en finit pas de se débattre dans une guerre civile sanglante mais rien ne dit que de cet épisode dramatique, il ne finira pas par sortir un nouveau régime fort, qui aura besoin de reconstituer ses richesses nationales et le sentiment national.

Se battre pour du gaz : pas sûr que la découverte d’un tel gisement ne soit pas la malédiction de cette région.

Quand on voit que déjà pour l’eau, ces pays sont prêts à la guerre, ce scénario catastrophe n’est pas à exclure, hélas !

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