Décidément, elles sont incorrigibles! Mais qui ça donc? Les banques, bien entendu!

Dans cette période plus troublée que d’habitude, les affaires troubles remontent peu à peu à la surface. Il y a la séquence où des ententes entre producteurs et distributeurs perturbaient les règles sacro-saintes du marché mais dont les protagonistes ont fini par se faire pincer. Nous retrouverons sûrement cette séquence dans quelques temps.
Nous avons maintenant une nouvelle séquence qu’on pourrait intituler « les banques ne jouent pas le jeu » . Là non plus ce n’est pas vraiment une nouveauté et nous aurons sûrement dans les mois à venir un nouvel épisode de ce grand classique du système capitaliste.
Mais arrêtons-nous un instant à la séquence actuelle.
Cela commence en Suisse où la Commission de la concurrence helvétique soupçonne douze banques européennes, américaines et japonaises d’avoir constitué un cartel pour influer les taux interbancaires en leur faveur. Jouer avec les règles de banque est un crime majeur en Suisse, semble-t-il et parmi les banques citées on retrouve des noms bien connues , la Société générale, le Crédit suisse, UBS, Citigroupe, JP Morgan Chase, HSBC, RSB Bank of Tokyo, Mitsubishi, Mitsui ou Rabobank
Comme cela a des ramifications un peu partout, l’affaire est en cours et pas près de se dénouer
Cela se poursuit aux Etats-Unis où une nouvelle affaire Madoff défraie la chronique, l’affaire Stanford. Outre que cette affaire montre les dégâts que fait la cupidité dans le QI moyen des épargnants Etats-uniens, elle permet également de mettre en évidence le rôle peu glorieux joué par les banques dans cette affaires
http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/17/etats-unis-enquete-sur-le-role-de-la-societe-generale-dans-l-affaire-stanford_1573677_3234.html

« Etats-Unis : enquête sur le rôle de la Société Générale dans l’affaire Stanford »
Que la banque ait été complice ou cocue importe sûrement du point de vue moral et pénal mais d’un simple point de vue pragmatique, cela mine un peu plus la confiance qu’on peut avoir en elle. Et il ne faut pas en faire un cas particulier, la plupart sont peu ou prou confrontées à des situations similaires.
Cela se continue en France où tout part d’une faillite immobilière et , on se demande bien pourquoi, la justice commence à regarder du côté des banques
http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/03/06/affaire-apollonia-la-juge-s-attaque-aux-banques_1652463_3234.html
« Affaire Apollonia : la juge s’attaque aux banques »
Là aussi, on hésite pour l’instant entre le rôle de complice ou de victimes mais cela provoquera les mêmes dégâts en terme d’image
Pour couronner le tout, l’autorité bancaire européenne, le régulateur du marché bancaire de l’union émet des doutes sur les méthodes utilisées par les banques pour calculer leurs besoins de recapitalisation afin d’être en conformité avec les règles prudentielles émise il y a moins de deux ans. Le Financial Times parle même de tricherie, ce qui dans ses colonnes est vraiment un très gros mot
Face à cela, la riposte est un peu simple : la recherche d’un bouc émissaire et le coupable est tout trouvé, es agences de notation.
La riposte est venu en deux temps. Tout d’abord un pamphlet:
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/03/face-a-leur-echec-degradons-les-agences-de-notation_1638516_3232.html

« Face à leur échec, dégradons les agences de notation ! »

et comme si cela ne suffisait pas l’avis d’une autorité universitaire a été sollicité
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20120211trib000682719/edith-weemaels-les-agences-de-notation-sont-dans-une-zone-de-non-droit.html#xtor=EPR-2-[Banque++Industrie+financiere]-20120214
« Edith Weemaels: « Les agences de notation sont dans une zone de non-droit » »
C’est un peu dérisoire.
Mais par contre ce qui est moins dérisoire c’est la décision prise par l’AMF d’autoriser de nouveau les ventes à découvert.
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20120213trib000682887/les-ventes-a-decouvert-a-nouveau-autorisees.html#xtor=EPR-2-[Banque++Industrie+financiere]-20120214

« Les ventes à découvert à nouveau autorisées »
Quand on sait que c’est le moyen le plus « sûr » de spéculer, on se demande quelle mouche a bien piquer le gendarme de la Bourse. C’est un peu comme si, après avoir mis un chauffard en cellule de dégrisement, les gardiens lui glissaient discrètement la bouteille et les verres

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