Il est plus facile de détruire que de construire

  1. Tous les dix ans, l’équivalent de la surface d’un département français est artificialisé c’est-à-dire transformé en route, en vois ferrée, en parking, en lotissement ou en immeuble (sans compter les aéroports, comme à Notre-Dame des landes). Cela fait quand même 200 hectares par jour. C’est ce que nous dit le site du ministère de l’agriculture http://agriculture.gouv.fr/Quelle-part-du-territoire
  2. L’ADEME convoque la presse pour annoncer en fanfare qu’en deux ans, on a réussi à réhabiliter…. 180 hectares de friches urbaines polluées http://ademe.typepad.fr/presse/2012/02/quand-la-ville-renait-de-ses-friches.html

Le rapprochement de ces deux chiffres sonne comme une allégorie du mode de « développement » actuel de notre société : notre société sait détruire facilement mais elle n’a pas encore appris à réparer.

Quelques dizaines de milliers d’hectares de friches urbaines ne pèsent peut-être pas lourd face à la rapidité du mitage territorial mais si on se fixait une vraie priorité de reconquête de ces friches, c’est autant de moins qui serait grignoté en périphérie des villes, là où les enjeux sont les plus forts, compte tenu du prix et de la rareté.

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