Venelle des entrepreneurs n°13

Nos fleurons industriels : la construction nautique

Voici une industrie qui réalise 2/3 de son chiffre d’affaires à l’exportation, qui ne comprend que des PME plus ou moins grosses et qui a connu un taux de croissance de 11% l’an dernier ! Dans une France qui se morfond de sa désindustrialisation, c’est le rêve, non ?

Alors où est le problème ? Dans la taille de la filière, moins d’un milliard car cela reste un créneau du luxe ou du moins du haut de gamme.

C’est une partie du mal français . Nous sommes les meilleurs du monde parait-il , dans les parfums,la Haute Couture, les vins fins, le yachting et le tourisme intelligent. C’est un peu la France de Versailles que nous vendons, futile et brillante.

Certes, nous vendons aussi des vedettes, des sous-marins, des missiles et des avions  C’est l’autre France que nous vendons là ,la France des armes, vieille puissance militaire.

Par contre, nos chantiers navals sont dans le 36° dessous, tout comme la machine-outil  l’électronique ou l’électro-ménager et dans l’informatique si nous réussissons c’est dans l’industrie des jeux.

Cela finit par coûter cher cette culture de l’image et de la légèreté.

Nos fleurons industriels : l’industrie aéronautique

Airbus cartonne grâce à son nouveau A320 NEO. C’est souvent ainsi : une entreprise est tirée par un produit vedette et c’est sain quand le reste de la gamme suit.

Par contre ce qui devient malsain, c’est quand l’économie nationale est à ce point dépendante du succès d’un produit. En effet, les chiffres du commerce extérieur de la Francepour le mois d’octobre montre qu’Airbus , à lui seul, représente 4% du total des exportations françaises.

Nos fleurons industriels : l’automobile

En lançant  le deuxième plan automobile, le ministre en charge de ce dossier parlait d’accompagner « la montée en gamme ». Il semblerait qu’il ait été entendu. LOGAN va se lancer dans un modèle de berline haut de gamme…pour la Russie.

Passer de la voiture « low cost » pour pays en développement à la Laguna de Sibérie, quelle montée en gamme effectivement .

Cette information ne présente qu’un petit inconvénient. Dans l’affaire, c’est Nissan qui sera à la manœuvre et Renault regardera faire l’opération montée autour de Lada, dont le constructeur français n’a que 25% du capital.

Cherchez l’erreur.

Voyous ou « business as usual »?

J’ai parlé  ailleurs de l’amende record infligée à quatre lessiviers pour délit d’entente 361 millions d’euros et encore, il y en a un qui y échappe parce qu’il est le dénonciateur. Vu le montant de l’amende, cela fait le denier de Judas à 10 millions d’euros. C’est le moment de rappeler qu’en moins de 10 ans, la France a connu une dizaine d’affaires de grande ampleur qui touchent principalement trois secteurs : la téléphonie (3), le BTP (2), les banques (2).. Le total des amendes pour ces dix affaires frisent le milliards et demi.

Adam Smith avait raison «  le pire ennemi du marché, c’est le capitalisme. »

Quelques brèves

« Le rachat de ses propres actions est autorisé pour les entreprises non cotées »

Une entreprise qui rachète ses actions les annule dans son capital. Si on pousse le raisonnement jusqu’à l’absurde, le jour où une entreprise aurait racheté toutes ses actions, elle n’aurait plus de capital, ce qui mettrait fin au capitalisme de facto mais poserait un problème métaphysique intéressant : a qui appartiendrait-elle et quelle serait son existence juridique propre puisque le droit des affaires ne reconnait que la société.

« Le mutuelles vont être assujetties à l’impôt sur les sociétés »

C’est finalement une bonne chose, car rien ne justifiait une telle exception. Il en serait différemment si comme je le souhaite, on taxait différemment les bénéfices réinvestis et les bénéfices distribués. Puisque dans leurs statuts, les mutuelles, comme les coopératives et les associations d’ailleurs, ont interdiction de distribuer leurs bénéfices, elles bénéficieraient de facto d’un régime d’imposition allégé mais ce n’st pas leur statut qui ferait l’exonération partielle mais bien la pratique. Rien n’empêche des entreprises à statut capitaliste classique d’en faire autant.

« Le contrôle comptable des auto-entrepreneurs finalement abandonné. »

Vous savez que je ne suis pas un fervent adepte de ce pseudo-statut  mais il y avait dans les prétentions de Bercy une certaine incohérence et d’abandonner cette forme de contrôle un peu tatillonne est une mesure de sagesse. Reste qu’on ne peut que sourire en lisant le plaidoyer de Monsieur Novelli, l’ultra-libéral papa du statut « Instaurer de tels contrôles, c’est faire la chasse aux pauvres ! »

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