Venelle des entrepreneurs n°13

Un pacte automobile de seconde génération verra le jour en 2012

Le ministre de l’Industrie et le ministre du Travail se sont mis à deux pour annoncer la naissance de ce nouveau pacte automobile. Compte tenu du « succès  » matière d’emploi et de balance commerciale du premier, on comprend qu’ils insistent. Parmi les objectifs de ce pacte:

*la mise en place d’une représentation unifié de la filière : on ne voit pas à quoi cela va pouvoir servir vu la capacité de lobbying des poids lourds du secteur, mais enfin, cela ne peut pas faire de mal;

*l’accélération de la montée en gamme des produits automobiles : j’ai du mal à croire qu’il ait fallu deux ministres pour expliquer aux as du marketing de la profession le B.A-BA de leur métier;

*le développement des savoir-faire professionnels ; *la croissance des PME automobiles: s’il s’agit de faire remarquer aux producteurs qu’ils doivent aider leurs sous-traitants et non les pressurer; c’est sûrement une bonne chose, mais s’il s’agit d’aider des capitaines d’industrie à mettre un pied dans le marché de la voiture hybride, je ferais remarquer qu’il ne s’agit pas toujours de PME.

*l’accroissement de la présence commerciale française sur les marchés émergents/ s’il s’agit d’aider des entreprises à vendre en Grande-Bretagne ou en Espagne, des voitures fabriquées en Tchéquie ou au Maroc à partir d’une R&D réalisée à partir de centres de recherche délocalisés en Inde ou ailleurs pour pouvoir verser des dividendes à une famille installée en Suisse, je ne vois pas l’intérêt que deux membres éminents du gouvernement s’y intéressent

Mais pourquoi faire la fine bouche car comme le dit l’un de ces deux ministres «  Le Pacte automobile conclu en février 2009 a été un succès. Pour aider la filière à être plus offensive et renforcer son empreinte industrielle dans nos territoires, nous allons préparer un « Pacte automobile de seconde génération », qui prendra appui sur les outils de soutien publics existants »

Il y a déjà 750 millions réservés dans le Grand Emprunt pour « le véhicule du futur »

Quant à l’empreinte dans les territoires, demandez-donc aux ouvriers de Montbeliard, d’Aulnay et SevelNord, si elle n’a pas la même forme de semelle que celle qui s’est imprimée sur leurs fondements!

Lancement du troisième programme français de soutien à l’export

Le Secrétaire d’Etat au Commerce Extérieur a lancé ce troisième programme, destiné à soutenir les PME et ETI dans leurs effort à l’export. Souhaitons à ce troisième programme plus de succès que les deux précédents et prions pour que  » l’équipe de France de l’Export » (Ubifrance, CCIs, Sopexa et Adepta en tête) ressemble plus à celle de Zizou au stade de France qu’à celle de Domenech en Afrique du Sud.

Le SMIC, c’est encore trop

Pour certaines entreprises, payer leurs salariés au SMIC, c’est encore trop cher. C’est le cas d’une des trois plus grandes entreprises de la grande distribution (peu importe son nom car elle ne doit pas être la seule dans ce cas) qui incorporait le temps de pause de ses salariés dans le calcul du salaire de base. La chambre criminelle de la cour de cassation (et non la chambre sociale) a confirmé qu’il s’agissait bien d’une infraction pénalement punissable. Voilà qui éclaire d’un jour intéressant les pratiques de certains groupes et donne de nouvelles raisons à certains de moudre du grain sur le temps de travail.

Les clandestins

Pour certaines entreprises, employer normalement des salariés avec une fiche de paye et un salaire réglementaire, c’est encore trop. Ils sont ainsi entre 200.000 et 400.000 sans-papier à travailler régulièrement, de façon irrégulière, dans des entreprises. Le plus surprenant est que la plupart de ces entreprises sont dans des secteurs dont l‘activité est non-délocalisable (elles n’ont donc pas l’excuse de la concurrence des pays à bas coût de main d’œuvre) : bâtiment, nettoyage, restauration, gardiennage, et aide à domicile, et qui ont bénéficié d’un large soutien des pouvoirs publics (taux de TVA réduit ou ouverture de droit à crédit d’impôt par exemple). Un décret paru ces jours-ci au J.O permet aux préfets de sévir :

-fermeture de trois mois

-refus des aides publiques voire remboursement

-obligation de s’acquitter de leurs dettes fiscales et sociales, et même des salaires

Voici des mesures de salubrité publique dont on s’étonne qu’elles n’aient pas été prises plus tôt!

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