Chiné dans la presse n°9

Quand le bâtiment chinois toussera, l’économie mondiale s’enrhumera !

La Chine consomme la moitié du ciment produit dans le monde actuellement. C’est dire si le marché de l’immobilier est vital pour le dynamisme économique de la deuxième puissance économique du monde. Or des premiers craquements se font entendre : les agences immobilières ferment par dizaines. De nombreux promoteurs sont obligés de faire des offres commerciales parfois déraisonnables pour liquider leur stock. Les agences de notation prévoient une baise des prix de 10 à 15 % d’ici un an. Comme il s’agit d’un marché spéculatif, l’épargne va donc rapidement chercher d’autres placements. Inutile d’être grand clerc pour comprendre que le marché de la construction risque d’en prendre un sacré coup d’autant que les pouvoirs publics n’auront peut-être pas les moyens cette fois-ci de faire un plan de relance à 462 milliards comme lors de la dernière crise immobilière qui ne date jamais que de 2008. On imagine aussi les conséquences sur les marchés mondiaux du ciment, de l’acier et de manière générale des matières premières dont le bâtiment est tant consommateur. C’est à ce genre de détail qu’on sait maintetant quela Chine est devenue un géant économique.

Les deux plus grosses banques américaines se retirent du capital des banques chinoises

Bank of America revend pour 10 milliards d’actions qu’elle détient dans le capital  de la Banque Chinoise de Construction, quelques jours après que Goldman Sachs ait vendu 1,1 milliard  de dollars d’actions qu’elle détenait du capital de la Banque Chinoise Industrielle et Commerciale.

Officiellement, ce sont des opérations classiques de réalisation d’actifs pour reconstituer le capital afin de faire face aux nouvelles normes prudentielles américaines. Mais était-il vraiment nécessaire de liquider ainsi des positions que l’une comme l’autre avaient mis du temps à acquérir pour enfin pénétrer un marché bancaire très prometteur. De deux choses l’une, soit la situation de BoA et de Goldman Sachs est plus grave qu’elles ne veulent bien le dire et cela annonce des mouvements sismiques d’une grande ampleur, soit elles sont en bonne santé et c’est du coup le système bancaire chinois qui ne leur apparaît soudain plus très sain et cela annonce aussi des mouvements sismiques d’une grande ampleur. Dans les deux cas, de toute façon la crise est devant nous, si nous continuons à croire que le système financier tel qu’il est peut et doit perdurer.

La Chine est en train de renforcer sa zone économique exclusive

La chine continue à attirer les capitaux étrangers ( les fameux IDE) mais progressivement les Etats-Unis sont en train de se retirer du jeu, préférant peut-être consacrer leurs capitaux à leur réindustrialisation. L’Europe reste un fort investisseur pour le moment mais le flux ne croît plus. Viendra bientôt un moment où la question du financement d’une nouvelle industrie en Europe se posera. Par contre l’Asie continue à investir  et de plus en plus massivement dans l’Empire du Milieu. Il se crée ainsi une très forte densité de liens économique croisés qui ressemblent de plus en plus à une zone d’influence exclusive de la Chine.C’est en quelque sorte la réponse chinoise aux craintes que font naître chez ses dirigeants une trop forte dépendance aux exportations vers l’Europe et l’Amérique, jugées par eux de moins en moins fiables.

L’efficacité énergétique, ce n’est pas qu’en France

La Banque Mondiale a souhaité monter en épingle les efforts faits par la Chine pour réduire sa facture énergétique

http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/NEWSFRENCH/0,,contentMDK:23047026~pagePK:64257043~piPK:437376~theSitePK:1074931,00.html?cid=EXT_BulletinFR_W_EXT

Au début, on se dit que la situation est tellement loin de notre réalité que cela ne peut pas nous concerner mais quand on lit d’un peu plus près la description de la situation locale et les solutions apportées, on se dit que cela ressemble quand même pas mal à la situation d’une grande partie du parc locatif ancien, notamment dans l’habitat social français et que les mesures mises en œuvre par la province de Tianjin ressemble fort à ce que préconise les tenants d’une véritable transition énergétique  en France.

Quand le FMI commence à faire les gros yeux

Dans son rapport sur la situation du secteur bancaire et financier en Chine, le FMI se félicité que les réformes vers une plus grande transparence et une moindre dépendance au secteur public des banques chinoises aient progressé sensiblement mais il met Beijin en garde contre certains risques à court terme :

La détérioration de la qualité du crédit due à son expansion trop rapide,

Le retournement de la tendance sur certains marchés hautement spéculatifs

Les déséquilibres nés des niveaux de croissance actuel

A plus long terme, le FMI invite les banques chinoises à avoir une démarche plus commerciale, à un meilleur respect des règles du marché, à un approfondissement du système bancaire.

Dans ce qui est le premier rapport du FMI sur le système bancaire chinois, le FMI dit avoir fait aussi des tests de résistance qui montre que si le risque systémique existe pour les plus grandes banques, il est quand même limité.

Le contenu de ce premier rapport est à noter car il ne masque pas l’existence de fèlures possibles dans le système financier chinois.

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