L’économie est une chose trop sérieuse…

L’économie est une chose trop sérieuse pour être laissée aux financiers. C’est en quelque sorte le message que délivrent à longueur de point de vue , les chroniqueurs estivaux. La façon dont « les marchés »[1]ont fonctionné ces dernières semaines leur donne évidemment raison.

mais comme ce point de vue est largement, ce n’est pas la peine d’en rajouter dans la posture : « il est grand temps que nous revenions à l’économie réelle. »

Toutefois, j’ai souhaité mettre en exergue deux tribunes parues le même jour, dans une accalmie boursière, car leur ton m’a semblé un peu différent.

La première parce que son auteur est un fantassin de l’économie et qu’il décrit en mots simples et sans fioritures là où il faudrait aller et où nous n’irons pas pour l’instant parce que l’Allemagne, république fédérale, ne veut pas d’une gouvernance économique …..fédérale

Une urgence : récupérer le pouvoir économique

Point de vue par
Raphaël Didier, enseignant en économie et finance à l’IUT de Moselle-Est paru dans   Le Monde   du 18.08.11

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/08/18/une-urgence-recuperer-le-pouvoir-economique_1560590_3232.html

La seconde, parce que son auteure, ancien ministre, nous rappelle que la réponse à cette crise, apparemment financière, ne peut être que politique et comme elle baigne dans l’écologie politique depuis maintenant plus de trente ans, cette réponse politique ne peut passer que par une démarche écologique

Une réponse écologique à la crise financière

Point de vue par Corinne Lepage, députée européenne , présidente de CAP 21, paru dans Le Monde du 18.08.11

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/08/18/une-reponse-ecologique-a-la-crise-financiere_1561057_3232.html

Dans un cas comme dans l’autre, les opérateurs financiers et leurs affidés se trouvent sortis du jeu ou du moins remis à leur vrai place : pourvoyeurs de moyens financiers, ils sont là pour faciliter le développement de la production et des échanges des biens et des
services et non pour confisquer ces dits moyens financiers pour jouer au casino.


[1] « les marchés », c’est le nom un peu mystérieux que l’on donne à quelques milliers de personnes quidans leur bureau, derrière des écrans d’ordinateur et s’appuyant autant sur des graphiques savants que sur les rumeurs les plus irrationnelles passent leur
journée et usent leur système nerveux à essayer de faire monter ou descendre le
cours d’un titre en jouant sur des algorithmes dont ils ne comprennent pas
toujours comment ils fonctionnent. Le pire, c’est que ça ne sert à rien mais que
c’est très bien payé!

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