Le libéralisme est soluble dans les élections.

On en vient presque à regretter les coups de menton de Madelin qui entrait dans son ministère en disant « je suis ici pour démontrer qu’un ministère de l’Industrie ne sert à rien. » ou les petites déclarations, jamais anodines du bon Monsieur Novelli. Au moins avec eux, les choses étaient claires : l’Etat n’a pas à s’occuper d’industrie ni mettre son nez dans l’économie telle qu’elle fonctionne au quotidien, si ce n’est pour faciliter la vie.

Sauf que dans les entreprises, il y a des salariés, sauf que dans les entreprises, il y a des actionnaires et que les uns comme les autres verraient d’un très mauvais œil, que l’Etat leur disent : « Débrouillez-vous comme des grands ! Le marché vous est grand ouvert et que le meilleur gagne ! »

Récemment encore, c’est au plus niveau que l’interventionnisme étatique a fait sa
réapparition. En réaffirmant que l’Etat avait un rôle à jouer dans les secteurs stratégiques, mais il ne pensait alors qu’à l’aéronautique et aux industries de défense, le Président de la Répubique ne fait que suivre une tradition électorale à droite qui veut quel’Etat soit le « deus ex machina » avant les élections pour être l’empêcheur de tourner en rond dès le lendemain. Et puis quand les emplois sont en jeu, un peu de patriotisme économique ne fait pas de mal, puisque les autres (traduisez« les Américains ») en font autant. Il n’est pas jusqu’au financement public qui soit alors paré de toutes les vertus. ET on sent dans les hautes sphères, que ça les démange de rejouer au Meccano industriel dans le secteur de
la défense.

Les idéaux libéraux sont bien loin pour le coup

Ils sont bien loin aussi quand un ministre intervient dans le débat public pour dire que « décidemment, les rémunérations de certains dirigeants d’entreprise sont extravagantes » et qu’il faudrait les taxer. C’est sûrement vrai et ce n’est pas moi qui irait m’inscrire en faux contre cela. Mais enfin, la politique salariale de l’entreprise, c’est quand même l’affaire de l’entrepreneur,…………….. dans une économie libérale, non ?

Eh bien non, semble-t-il car une autre chose semble primer dans l’esprit de nos hommes politiques : c’est que de telles rémunérations constituent en fin de compte un trouble à l’ordre public. On aurait pu s’en rendre compte plus tôt, non ?  Certes mais avant on
n’était pas à dix mois d’une élection présidentielle.

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