Brêves de compteur n° 22

1°)Nucléaire : la Chine accélère ses projets de centrales

Non contente de poursuivre son programmed’équipement nucléaire en passant de 15 GW à 70 GW en 2020 puis carrément 200GW en 2030 (rappelons que le parc français est actuellement de 62 GW), la Chine envisage de devenir rapidement le premier constructeur de centrales nucléaires.

Non pas en copiant le modèle AREVA/EDF de grosses centrales type EPR mais en développant des petites centrales qu’on appelle déjà « low cost ». Même si la sécurité en est renforcée suite à Fukushima, la prolifération de petites installations dans des pays qui n’auront peut-être pas les ressources technologiques pour en assurer la maintenance constitue autant de menaces pour la planète. Une centrale nucléaire reste une centrale
nucléaire. Même petite quand ça pète ça fait des dégats que nous ne mesurons
pas.

Le plus ironique dans l’histoire est que ces »petites » centrales de 1 GW (je dis « petites » entre guillemets car après tout le parc français comprend 58 réacteurs pour une puissance installée de 62 GW, soit environ 1 GW en moyenne par réacteur) sont basées sur une technologie française développée il y a près de 20 ans par EDF. Il serait intéressant de connaître le point de vue de cette entreprise sur ces installations.

 

En Chine même, des voix s’élèvent pour dénoncer ces risques nucléaires. La plus virulente émane  d’un physicien de renom le professeur He Zuoxiu.
Apprétons à signer des motions de soutien à He

 

2°)La pluie du matin fait plaisir au « Pellerin »

Tout le monde a encore en tête ces images ridicules d’une centrale refroidie au jet d’eau. C’était à Fessenheim et c’était en 2003!
Tout le monde sait que ça ne sert à rien mais cela montrait surtout le degré d’impréparation dans lequel se trouvait EDF pour faire face à quelque chose
finalement de très banal et qui va le devenir de plus en plus : un épisode de
sécheresse sévère. Depuis, parait-il les choses ont progressé et on est capable
de faire face. On sait gérer (quoique le ballet d’hélicoptères devresant des seaux d’eau à Fukushima jette un doute). Il n’empêche : 44  réacteurs dépendent du niveau de l’eau du fleuve pour se refroidir et si certains de ces fleuves sont à peu près bien régulés, ce n’est pas le cas de tous : la Loire est restée sauvage, la Garonne tumultueuse (mais l’inverse est
vrai aussi) et la Moselle montre parfois des signes de faiblesse.

Comme le dit la ministre en charge de l’environnement : »En dernier recours, si le débit d’eau est trop faible, le réacteur est arrêté sans dérogation possible. » Remarquez que si il fait sec, c’est qu’il ne pleut pas, s’il ne pleut pas, c’est vraisemblablement qu’il
y a du soleil et dans ce cas, nous serions protéger d’un black-out grâce au photovoltaÏque et dans les zones côtières, nous pourrions bénéficier des brises themiques pour faire tourner des éoliennes……Si nous avions fait l’effort de nous équiper. Ma grand-mère me disait bien « Il ne faut jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier.  »

Le mot de la fin reviendra à la même ministre : « D’après les données hydrologiques et climatiques que nous avons, il n’y aura de toutes façon pas de problèmes avant la mi-août. »

Cela ressemble quand même beaucoup à une prière incantatoire. Vu ce qui est tombé pendant deux semaines une semaine, manifestement Sainte Rita s’est laissé attendrir. Mais est-ce que cela suffira?

3°) La réponse du berger à la bergère

Pour contrer l’argument développé par les anti-nucléaires AREVA a fait réaliser par un des plus grands cabinets de consultants une étude sur le poids du cléaire en France

http://www.pwc.fr/le-poids-socio-economique-de-electronucleaire-en-france-125-000-emplois-directs-et-une-contribution-au-pib-de-071-en-2009.html

C’est la réponse de la bergère (débarquée) aux bergers antinucléaires sur les emplois verts. Comme il n’est pas question de fermer toutes les centrales tout de suite ce genre d’étude n’a pas grand intérêt

4°) la conjoncture énergétique d’avril 2011

Pour finir quelques chiffres d’information pour montrer que je suis totalement objectif, enfin presque!

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Conjoncture-energetique-d-avril.html

La production d’énergie primaire du mois d’avril est supérieure de 2,9% à son niveau d’il y a un an, avec une progression du nucléaire de 5,0%, une diminution de l’hydraulique de 29% et une quasi stabilité de l’éolien. Le taux d’indépendance énergétique rebondit vivement à plus de 50%. En cumul sur les 12 derniers mois, la production progresse de 7,3%, le nucléaire augmentant de 7,7%, l’hydraulique de 1,3% et l’éolien de 13%.

La consommation totale d’énergie primaire d’avril 2011 diminue de 5,6% en données réelles par rapport à avril 2010, alors qu’elle augmente de 3 % en données corrigées du climat, car les températures étaient très douces cette année. La consommation cumulée sur 12 mois augmente de 2,3% en réel et de 2,0% en données corrigées du climat.

La consommation par énergie, corrigée et en cumul sur les 12 derniers mois, augmente très modérément pour les produits pétroliers et l’électricité (respectivement de 0,3% et 0,8%) et elle diminue pour le gaz et le charbon.

Le cours du pétrole chute en mai après une vive hausse en mars et en avril, avec le baril de brent daté à près de 115$ en mars et plus de 123 $ en avril. Le prix spot du gaz reste élevé. De même que la facture énergétique de mars 2011.

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