C’est (encore) la crise ? c’est toujours la crise! et c’est pas fini!

1°) 225.000 auto-entrepreneurs seulement ont déclaré un chiffre d’affaires au 1° trimestre 2011 alors qu’officiellement ils étaient au 31 mars 690.000 « administrativement actifs ». Cela ne veut évidemment pas dire que les 465.000 autres sont des fraudeurs car certains ont choisis ce statutà seule fin de saisir une opportunité si elle se présente (mais manifestement l’opportunité se fait rare en hiver), cela ne veut pas dire non plus qu’il y a 465.000 velléitaires car il y en a qui doivent quand même travailler un peu mais qui « oublient » de le déclarer (la paperasse !). Toujours est-il que ce statut peine à trouver sa place dans les circuits économiques. Cela prouve surtout que beaucoup de gens ne sont pas satisfaits de leur sort et pense que tenter de faire autre chose leur permettra de mieux affronter la crise, car, ce chiffre est surtout la preuve que la crise est là et bien là.

2°)La banque de France indique que le nombre de dossiers de surendettement déposés devant les commissions départementales a augmenté de 20% au cours du premier trimestre  dont les ¾ ont été déclarés recevables. Cela veut dire qu’au cours du mois de mars, plus de 18.000 foyers ont été sauvés  (provisoirement peut-être) de la noyade financière mais à quel prix. C’est à ce genre de chiffre qu’on se rend compte que la crise ne fait que commencer…si nous ne faisons rien.

3°) Nom de code : barrée

Une cliente d’un hypermarché a été arrêtée, mardi, à la caisse après avoir échangé des codes-barres. Voilà une forme d’escroquerie nouvelle. Ce sont les circonstances  de ce fait divers, banal par ailleurs qui sont intéressantes. En effet, les marchandises ré-étiquetés s’affichaient pour 5 euros, ce qui est peu pour une indélicatesse. Sauf qu’il s’agissait de deux bouteilles de vin et pas n’importe lesquelles : des Chateau-Petrus d’une valeur de 4.600 €uros. Je ne sais pas ce dont il faut s’étonner le plus :de trouver des bouteilles de ce prix dans un rayon d’un hypermarché lambda ou qu’il se soit trouvé quelqu’un pour penser qu’on pouvait faire passer un Grand Cru de Bordeaux pour un vulgaire jaja. C’est à ces pertes de repères aussi qu’on se rend compte que dans notre pays, la crise se répand sous des formes parfois un peu baroques.

« Nous sommes le 15 juin 2011. Cela fait maintenant 45 jours que nos Droits n’ont officiellement pas de Défenseur. Souvenons-nous en jusqu’à ce qu’un Défenseur des Droits soit nommé. »

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