Les Filles de La Rochelle (chanson verte)

Après Nantes https://dominiqueguizien.wordpress.com/2010/08/21/en-revenant-de-nantes%e2%80%a6/

et Lyon https://dominiqueguizien.wordpress.com/2010/11/16/de-retour-de-lyon/,

inévitablement, tous les grands
rendez-vous  d’Europe Ecologie-Les Verts
me renvoient à une chanson. C’est peut-être mon côté boy-scout….quoique le
choix des titres peuvent laisser penser que je suis resté trop longtemps chez
lesdits scouts.

Toujours est-il que le congrès de
La Rochelle de la fin de semaine dite de l’Ascension ne pouvait que me renvoyer
revisiter cette vieille chanson de marins.

Et effectivement, ce sont les
filles qui se sont illustrées pendant ces trois jours. Mais comme dans la
chanson, vous avez deux versions, l’une pour les enfants, celle qu’on peut
raconter et l’autre un peu plus pour les grandes personnes et elle est déjà
moins racontable.

Comme je vous considère adulte,
vous aurez droit aux deux versions, la version « bisounours » ou si
vous préférez « embrassons-nous Folleville ! » et la version
plus hard sur l’air de « je t’aime, moi non plus ! » ou si vous
préférez « Nous ne vieillirons pas ensemble ! »

Commençons par le conte de fée :
il était une fois une reine qui, tellement heureuse que le vilain
« Schtroumpf grognon » n’ait pas réussi à lui prendre son trône, s’en
va haranguer ses vassa-le-u-s-x (on écrit comme ça dans son pays quand on veut
dire « vassaux et vassales » sans faire de discrimination fondée sur
le genre) tout de blanc vêtue telle une jeune mariée ou une première
communiante pour leur dire que nul n’est besoin qu’on lui confie les clés
puisque les portes resteront grande ouverte et que les clés seront bannies de
ce royaume sans plus aucun secret. Et toute la famille de s’écrier
« Hosannah ! NOËL ! NOËL ! , nous voilà tous unis et
prêt à sauver le monde du péril nucléaire qui le menace. Il ne reste plus qu’à
désigner notre champion pour LE tournoi d’anthologie. »

Et c’est là qu’entre en scène la deuxième Fillede La Rochelle. Jedis
fille pour coller à la chanson mais en fait, il s’agit d’une respectable dame,
un peu stricte, un peu guindée, un peu étrangère à tout ce brouhaha. Elle était
notre dame des Landes à Nantes, notre vierge de Fourvière à Lyon, sera-t-elle
la figure de proue de la N-EELV (féminin de navire en langue ecolo) ? La
question se posait encore à la criée de La Rochelle puisque un troisième larron
venait d’entrer en scène. Certes, celui-ci n’est pas une fille mais sa coupe à
la « Jeanne d’Arc » fait que je l’enrôle d’office dans mon équipage
(surtout ça m’arrange bien pour la cohérence de mon histoire). Ce « Chevalier
à la Chouette[MdlJ1]  » allait-il devenir le
« gaillard d’avant » de ladite NEELV ? Nous en saurions plus à
l’issue de ce débat courtois où se sont également invités deux autres
prétendants, qui si on en croit les gazettes font à côté de ces deux preux
figures de petits hommes verts. Les gazettes sont méchantes car pour petits
qu’ils leur paraissent, ces deux-là sont des grands, enfin, à leur façon.

Et donc, dans la joie et la bonne
humeur, les écologistes partiront bras dessus, bras dessous, comme une seule femme
(ou un seul homme, si vous aimez les clichés de langage) derrière leur nouveau
héraut pour bouter hors du trône Iznogoud et nettoyer le monde de ces miasmes
productivistes.

Ça, c’est la belle chanson, celle
qu’on chante aux enfants.

Et puis il y a l’autre, celle
qu’on ne chante qu’en fin de soirée, quand les petits sont couchés, celle où
dans la pénombre le/la plus fort-e essaye à toute force de faire subir les
derniers outrages aux deux plus petits. Et ça, ce n’est pas racontable. Disons
toutefois que parmi toutes ces petites choses pas toujours très propres que la
nuit rochelaise, une belle attitude mérite d’être soulignée : se sacrifier
pour que nous soit pas banni l’un des siens, au prétexte d’antécédents douteux
et de parenté inadéquate. Et cette attitude, évidemment, seule une fille
pouvait l’avoir à La Rochelle et non des moindres, fait du même bois brut que
la respectable dame de tout à l’heure, du bois dont on fait les juges d’après
Brassens.

Et puis il y a la fille, la seule
d’ailleurs car la « fille de son père », qu’on a laissé pour morte à
la trêve de minuit et qui est reparue, prête à coopérer le lendemain à midi.

Comme vous le voyez, La Rochelle
fut une histoire de filles, une histoire comme la vie[MdlJ2] .

La suite reste à écrire et elles
ne seront pas de trop pour « aller faire la course dans les mers du
Levant. »

Mais au fait, étaient-elles
toutes-là ? Est-ce parce qu’elle s’appelle Lepage qu’elle n’avait pas sa
place dans cette histoire pleine de fées ?


 [MdlJ1]Hulotte
évidemment

 [MdlJ2]« La
vie […] : une fable

racontée par un idiot, pleine de bruit
et de fureur
,

Et qui ne signifie rien.. »

Bill Shakespeare

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3 commentaires pour Les Filles de La Rochelle (chanson verte)

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