Chroniques chinoises n° 3475

Cela faisait longtemps que je ne vous avais plus parler de Chine. Non pas que je m’en sois désintéressé mais franchement quel intérêt de dire et répéter : la Chine est devenu le n° 1 de ceci et en passe de détrôner Untel en tant que n° 2 de cela, que la Chine est la championne du monde de l’épargne et qu’il y a dans ses caisses de quoi financer des dizaines de programmes d’investissement d’avenir quand nous nous avons du mal à en boucler un.

Et puis ces derniers temps en Asie, on s’intéresse quand même plus à ce qui se passe au Japon. Et quand on pense que ce pays a fait trembler les Etats-Unis. Tous le monde prédisait il y a 20 ans que le Japon allait rattraper les Etats-Unis et qu’il avait inventer un nouveau modèle de croissance. Et voici que 66 ans après, il connaît de nouveau les affres des nuages empoisonnés et là ce n’est la faute à personne si ce n’est à eux.  Que le sacrifice des milliers de Japonais qui vont mourir inéluctablement dans les mois et les années qui viennent nous éclaire comme nous a éclairé (si on peut dire) l’holocauste de centaines de milliers de Japonais par deux belles matinées de l’été 1945 sur l’horreur de l’arme nucléaire.

Je n’allais pas vous parler de la Chine non plus parce qu’un consultant a été largement payé par des chambres de commerce européennes pour nous apprendre que 61% des entreprises européennes interrogées avaient un Etat-Major (headquarter) parfois très étoffé ( plus de 100 personnes dans 34% des cas) pour s’occuper spécifiquement des marchés Asie-Pacifique et que la principale raison qu’il avait pour s’y être installé (la majorité depuis moins de 10 ans) etait la proximité des marchés mais sûrement pas la bonne réputation du climat des affaires et qu’à ce jeu les villes favorites étaient Shanghaï,
Hong-Kong et Singapour.

Non, si je rouvre cette chronique chinoise, c’est qu’il se confirme ce qu’on redoutait : à force de croître à toute vitesse, la Chine a fini par attraper la maladie des économie en surchauffe, une inflation galopante. Certes, ce n’est encore que 5% sur un trimestre (ce qui fait quand même plus de 20% l’an) mais dans un pays où l’économie est encore largement administrée, c’est la preuve que les hiérarques du PCC ne contrôlent plus tout à fait les choses.

Cela va avoir des conséquences inévitables sur le monde entier :

Soit on sert les boulons salariaux et la révolte de la faim n’est pas loin,

Soit on lâche les vannes sociales et c’est la compétitivité de l’atelier du monde qui dérape et c’est garanti de l’inflation exportée

Soit le PCC donne un coup d frein pour faire baisser la pression et c’est le principal moteur de la croissance mondiale qui se grippe.

Dans tous les cas de figure, c’est à suivre de très près.

Ça valait le coup d’en parler un peu non ?

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