La Santé au travail : prévenir, est-ce mieux que guérir ?

Un article paru dans le Télégramme  De Brest et de l’Ouest du 20 avril a attiré mon attention. Il y était question d’une initiative prise par une des associations morbihannaise de médecine du travail.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/medecine-du-travail-les-infirmiers-a-la-rescousse-20-04-2012-1675360.php?xtor=EPR-3-[quotidien]-20120420-[detailarticle]

« Médecine du travail. Les infirmiers à la rescousse »

Face à la difficulté de recruter des médecins du travail et devant la recrudescence des demandes des salariés de plus en plus en souffrance, elle avait en effet eu l’idée de faire appel à des infirmières et des infirmiers. C’est parait-il possible d’après une loi de juillet 2011.

Mais est-ce pour autant souhaitable ?

Cela fait déjà quelques temps que la profession tire le signal d’alarme sur la situation catastrophique de la médecine de prévention au travail.

http://www.liberation.fr/societe/0101639843-la-medecine-du-travail-en-souffrance

« La médecine du travail en souffrance »

En effet, la règle pour les médecin de prévention au travail, ce n’est pas le 1 sur 2 comme dans la fonction publique mais le 1 sur 4, c’est-à-dire que quand 1 médecin du travail est formé, il doit remplacer 4 médecins qui sont partis à la retraite. A ce rythme-là, les services de santé au travail n’ont plus longtemps à vivre.

Et pourtant, assez régulièrement la presse nous dit que les français qui travaillent prennent des risques avec leur santé.

Récemment encore, le Télégramme, encore lui,  rappelait que l’amiante reste un problème de santé publique qui concerne près d’un million de travailleurs

.http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/amiante-les-salaries-pas-assez-proteges-sur-les-chantiers-26-04-2012-1682063.php?xtor=EPR-3-[quotidien]-20120426-[detailarticle]

« Amiante. Les salariés pas assez protégés sur les chantiers »

Est-il besoin de rappeler qu’il a fallu près d’un siècle pour qu’on reconnaisse officiellement la dangerosité de ce produit et si le système judiciaire italien peut s’enorgueillir d’avoir pris récemment des décisions équitables et généreuses en faveur des victimes de cette « saloperie », on ne peut pas dire que notre propre système judiciaire ait fait preuve d’une grande élégance en réclamant la même semaine le reversement de trop-perçus à des victimes indemnisées.

Mais il n’y a pas que les ouvriers de l’industrie ou les travailleurs du bâtiment qui soient ainsi exposés à des produits toxiques. Il y a un mois, alors qu’ils s’étaient déjà fait remarquer au salon de l’Agriculture, des agriculteurs, petits exploitants ou salariés agricoles se sont regroupés en association  pour dire que les herbicides, pesticides et autres produits phytosanitaires sont aussi de vrais poisons pour leur santé

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Les-paysans-malades-des-pesticides-s-organisent-_3640-1732135_actu.Htm

« Les paysans malades des pesticides s’organisent »

Faudra-t-il là aussi attendre près de cent ans pour qu’on reconnaisse que des travailleurs ont été exposés à des produits toxiques. Et depuis la diffusion récemment de cet excellent documentaire « La mort est dans le pré », nous ne pourrons plus dire que nous ne savions pas

Dans les bureaux non plus, les travailleurs, et surtout les travailleuses ne sont pas plus à l’abri du risque. Mais ici, l’atteinte à la santé se fait plus pernicieuse. Cependant, l’épidémie de tendinite, lombalgie, douleurs aux poignets est telle que même les services de l’Etat se sont sentis obligés de faire de la prévention

http://www.travailler-mieux.gouv.fr/spip.php?page=risque-prevention&id_article=154

« Troubles musculo-squelettique (TMS)  les moyens de prévention »

Il n’est pas jusqu’à des professions pourtant protégées, comme les magistrats qui ne parlent de « souffrance au travail”. Et je ne parle même pas du stress des cadres qui commencent à contaminer leurs collaborateurs.

Face à cela, je crains que des infirmiers, même bien formés, ne soient pas de taille. Il y a bien la solution qu’on utilise maintenant chaque fois qu’un désert sanitaire apparaît, l’appel à la main d’œuvre étrangère.  Mais la médecine de prévention est tellement spécifique en France qu’il faudra la former.

Il y a bien la solution de la reconversion de médecins de ville mais pour cela, encore faudrait-il que la médecine du travail soit reconnue comme une spécialité et rémunérée comme telle.

Nous savons tous qu’en matière de santé, il est préférable, à tous les égards de prévenir plutôt que guérir. C’est autant de souffrance en moins. C’est autant de dépenses en moins. Si la prévention est supérieure à la guérison, normalement un médecin de prévention devrait être mieux considéré qu’un médecin généraliste.

Mais la vraie prévention est ailleurs. Elle est dans l’interdiction progressive mais définitive de tous les produits dont la nocivité est reconnue et en cas de doute, il convient d’appliquer le principe de précaution. Elle est aussi dans le rétablissement de conditions de travail correctes. Or, celles-ci se régénèreront d’autant plus facilement que l’Inspection du travail, chargée de les faire respecter, sera présente. Or l’Inspection du Travail  est actuellement dans un état aussi lamentable que la médecine du Travail. Ce n’est peut-être pas un hasard.

Alors oui, en matière de santé au travail, prévenir c’est mieux que guérir Mais cela va bien au-delà d’un renforcement de la médecine du travail.

C’est un projet politique qui, dans ce domaine aussi,  remet l’homme au cœur de l’économie.

Comme on disait il y a quelques décennies, « on ne peut pas perdre sa vie à vouloir la gagner ». C’est encore plus vrai maintenant.

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Ils n’ont décidément rien compris

Tous nos maux viennent parait-il de la crise des subprimes américaines.

Factuellement, c’est vrai même si la crise n’a jamais été une crise financière mais avant tout une crise de notre système économique se rajoutant à une crise écologique, les deux trouvant leur origine dans le même mal : l’avidité.

Mais pour en rester aux subprimes, de quoi s’agissait-il ?

Il s’agissait tout d’abord d’un dérapage du système de crédit immobilier qui, de dérogation en dérogation, en est venu à accorder des prêts à des personnes dont on se doutait bien qu’elles ne pourraient pas faire face à leurs échéances. Quand il n’y en a que quelques uns, le système peut y faire face mais quand leur nombre augmente, c’est tout le système qui se met en danger d’insolvabilité.

Cela s’est passé dans l’immobilier parce que, parallèlement, ce soutien au marché a créé une bulle, qui a fini par éclater, mais cela aura tout aussi bien pu se passer dans d’autres secteurs du crédit, le crédit à la consommation notamment.

En effet, je viens de parler de soutien au marché et c’est bien ce point qui pose problème. L’appareil de production a un gros problème de débouchés car ceux qui pourraient consommer des productions de masse n’en n’ont pas les moyens, et que ceux qui en ont largement les moyens ne consomment pas ce type de produits.

La solution du crédit est dès lors la seule possible.

Le système financier serait donc obligé de se mettre en danger pour permettre au système de production de continuer à fonctionner.

Et c’est là qu’intervient le second étage du montage. Pour pallier ce risque, la première mesure à prendre est de le faire payer à ceux qui le font courir, c’est la règle de la surprime. Incidemment, en renchérissant le coût du crédit, on augmente le risque de défaillance, mais ce genre de subtilité n’effraie pas le système financier. Car il a trouvé la parade. Comme toute la construction du système financier est fondée sur la confiance, c’est-à-dire l’apparence d’une certaine sécurité, le meilleur moyen d’éviter que le système ne dérape, c’est de masquer le risque. Vous me direz que c’est aussi idiot que de cacher sa tête dans le sable pour éviter le danger. C’est vrai et l’autruche pourrait être la mascotte des traders. C’est idiot certes mais cela a marché : ce fut ce grand mouvement de « titrisation » qui démarra notamment grâce à l’action décisive des ministres des finances socialistes français dans les années 80 et 90 et son apothéose fut la créations de ces « produits dérivés » qui sous l’habit de la respectabilité n’étaient rien d’autres que des « junk bonds » ( des titres pourris).

Ce constat est connu mais manifestement, il convient de le rappeler car certains semblent l’avoir déjà oublié. On pensait pourtant, à écouter les discours moralisateur, à Toulon ou ailleurs, des dirigeants politiques de ce monde, qu’ils mettraient tout en œuvre pour éviter que cela ne se reproduisent. On pensait pourtant, en écoutant les discours de repentance des banquiers du monde entier qu’ils avaient compris que par leur excès, ils avaient largement entamé la branche sur laquelle ils étaient lourdement assis.

Eh bien non !

Deux articles parus à un jour d’intervalle dans le même journal illustrent parfaitement que manifestement ils n’ont rien compris

Le crédit est la drogue nécessaire à la grande distribution

La ministre des finances, partie depuis sous d’autres cieux, avait pourtant consenti à faire une loi encadrant mieux le crédit à la consommation et limitant le risque de surendettement. Ce n’était pas une loi bien méchante. Mais pour certains c’était encore trop.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20120425trib000695438/l-ufc-que-choisir-alerte-sur-la-petite-vertu-des-societes-de-credit-.html#xtor=EPR-2-[Banque++Industrie+financiere]-20120426

« L’UFC-Que Choisir alerte sur la petite vertu des sociétés de crédit »

Le crédit revolving, dont on a souvent dit qu’il était une arme chargée pointée sur la tempe des revenus modestes retrouve en effet des couleurs et les « grands » de la grande distribution sont d’autant moins enclins à se montrer, si ce n’est vertueux, au moins respectueux de la loi, que les amendes encourues sont d’un montant ridiculement faible.

Or, comme ils ont vitalement besoin de ce crédit pour continuer à faire enfler leurs chiffres d’affaires, pourquoi se gêneraient-ils ?

C’est d’ailleurs sûrement pour cela que le législateur a décidé d’être aussi clément en matière de sanction. Brandir un sabre, cela impressionne le gogo, mais s’il est de bois cela fait bien rigoler le voleur au Guignol.

 

Pourquoi dit-on « jouer en Bourse » ?

La Bourse nous dit-on, existe parce qu’elle permet aux entreprises d’y trouver leur financement. Mon œil !

Cela fait maintenant bien longtemps que le mouvement brownien qui agite les marchés boursiers se moque comme d’une guigne du renforcement du haut de bilan des entreprises. Lorsqu’une entreprise vient en Bourse, c’est le plus souvent maintenant afin de permettre à ses dirigeants de valoriser leurs parts ( exemples récents, Facebook ou Apple), plus rarement pour aller lever des nouveaux fonds.

Mais pour que cela marche, il faut des acheteurs. Or les acheteurs ont été échaudés par les plongées de toutes les Bourses depuis 2008. Comme les financiers ne sont jamais en panne d’astuces, ils ont inventé de nouveaux produits.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20120424trib000695264/cfd-le-nouveau-produit-de-bourse-qui-seduit-les-francais.html#xtor=EPR-2-[Banque++Industrie+financiere]-20120426

« CFD : le nouveau produit de Bourse qui séduit les Français »

Avec ceux-ci, ils jouent sur ce qui excite finalement une grande partie de leur clientèle, le goût du jeu. C’est le retour en fanfare de l’économie casino, puisque l’argent ici ne s’appuie sur aucune réalité économique mais juste sur des variations. Il s’agit ni plus ni moins que d’une gigantesque partie de Go où  les pierres blanches et noires sont remplacées par des  milliards de dollars, d’euros, de francs suisses, de yuan ou de yen  qui trouvent là à s’employer puisque c’est quand même plus amusant de jouer que de travailler !

Comme vous le voyez, ils n’ont vraiment rien compris !

 Certes, ils ont compris que leurs intérêts étaient que cela continue ainsi que la consommation se nourrisse de crédits à outrance et que la finance se nourrisse de spéculation.

Mais les mêmes causes provoquant les mêmes effets, la prochaine crise est déjà dans les tuyaux.

Désespérant, non ?

Oui, si on considère que ce monde est « le meilleur des mondes » .

Non, si on s’attaque à la cause essentielle de tout cela, le déséquilibre des flux de richesses.

Dans la répartition du fruit du travail, ceux qui travaillent ont vu leur part du gâteau diminuer fortement,  revenu direct (salaires pour les salariés, chiffres d’affaires pour les commerçants, artisans, petits paysans, patrons de PME) et revenu de transfert (allocations sociales, subventions, etc..) confondus. Du coup, pour pouvoir acheter ce qu’on leur met sous le nez comme autant de tentations, il faut emprunter.

De l’autre, ceux qui possèdent déjà un gros patrimoine et qui pour une grande partie en vivent, ont vu leur part augmenter. Comme leur imagination a quand même des limites, ils ne savant plus comment le gaspiller. Donc ils jouent. Ils jouent aussi car ils ont le secret espoir d’avoir plus. Ce paradoxe de l’accumulation, c’est ce qu’on appelle communément l’avidité.

Inutile de vous faire un dessin compliqué pour vous expliquer que le seul moyen de ne pas désespérer, c’est de se dire que la solution, c’est d’inverser les flux financiers. Et de tout faire pour que cela se fasse.

En ce jour de 1° Mai, c’est le moment de le rappeler !

C’est aussi le moment de rappeler au monde de la finance qu’il n’existe que pour deux choses :

1°. Apporter à ceux qui produisent, les ressources à long terme leur permettant d’entreprendre sans que cela ne lui donne de droits particuliers

2°. Donner de la fluidité aux échanges économiques en fournissant  des relais à court terme sans que cale ne lui donne de droits particuliers

Pour remplir ces deux missions, la finance est utile, voire nécessaire. Sortie de là, elle est nuisible !

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L’arme nucléaire tue qu’elle soit « démocratique » ou non !

Depuis des mois, les chancelleries tiennent en haleine l’opinion publique mondiale avec la menace d’une arme nucléaire iranienne

Depuis des mois, les mêmes chancelleries entretiennent la même opinion publique mondiale d’une probable  menace d’un missile balistique à tête nucléaire nord-coréen

Récemment encore, l’annonce d’un tir balistique nord-coréen a fait les gros titres des rubriques « International » jusqu’à tout se dégonfle avec le fiasco de cet essai balistique.

Par contre  l’annonce suivante s’est faite dans la plus grande discrétion

« Inde. Premier tir d’un missile à longue portée à capacité nucléaire »

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/inde-premier-tir-d-un-missile-a-longue-portee-a-capacite-nucleaire-20-04-2012-1675381.php

Toute juste quelques lignes sans le moindre commentaire, comme s’il s’agissait d’une opération de routine. Nous savons depuis longtemps que l’Inde dispose de l’armement nucléaire, comme d’ailleurs son voisin pakistanais, comme d’ailleurs Israël, en sus des 4 puissances historiquement reconnues comme « nucléaire », les Etats-Unis, la Russie (alors U.R.S.S. comme aiment à le rappeler les nostalgiques du « communisme triomphant), la Grande-Bretagne et la France.

Est-ce son titre, un peu galvaudé, de plus grande démocratie du monde, qui lui vaut cette mansuétude ? Est-ce son statut de rival direct de la Chine qui rend les Chancelleries si discrètes ?

Dans les deux cas, c’est malsain. Alors qu’ailleurs, certains s’efforcent de relancer le mécanisme du désarmement nucléaire généralisé, c’est en effet un mauvais signe envoyé au monde. C’est surtout un mauvais message : aucune arme nucléaire n’est inoffensive. Le nucléaire tuera si l’on s’en sert. Nous le savons depuis Hiroshima. A cette époque, le pays qui l’avait utilisé, était parée du titre de plus grande démocratie du monde : c’était les Etats-Unis d’Amérique

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Mieux vaut en rire-rubrique inépuisable- n° XXXI

“Dépêchons-nous d’en rire maintenant, de peur d’avoir à en pleurer demain.” Beaumarchais

L’humour est la politesse du désespoir.” Oscar Wilde

I. Lendemain d’élection

1.Nul n’est prophète etc …

Dans le village de Bizou dans l’Orne Philippe Poutou n’a fait que deux voix…une sur chaque joue?

2.Prémonitoire ?

Le frère de NKM , Kosciusko-Morizet lui aussi,avait revendu sa boite de vente en ligne à des Japonais. Ceux-ci envisagent le déshonneur suprême de supprimer la marque

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/distribution/20120419trib000694457/la-marque-priceminister.com-pourrait-disparaitre-.html#xtor=EPR-2-[Industrie++Services]-20120423

« La marque PriceMinister.com pourrait disparaître »

A une lettre près, c’est ce qui va se passer le 6 mai

3.Toujours électoral mais pas vraiment drôle

http://www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/Le-Front-national-progresse-chez-les-jeunes-catholiques-pratiquants-_EG_-2012-04-24-798099

« Le Front national progresse chez les jeunes catholiques pratiquants »

Qui sème le vin  (de messe) récolte la tempête (sous les crânes)

4.Mais ceci sauve l’Eglise !

http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Monde/Les-eveques-americains-demandent-la-levee-de-l-embargo-sur-Cuba-_NP_-2012-04-23-798032

« Les évêques américains demandent la levée de l’embargo sur Cuba »

C’est ainsi que nous apprenons que les prélats américains étaient sous influence de Mélenchon.

II. Quart d’heure anti-clérical (il y en a un par siècle)

1.Ça va mieux en le disant!

http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Rome/Benoit-XVI-plaide-pour-un-tourisme-ethique-ecologique-et-responsable-_NP_-2012-04-23-798031

« Benoît XVI plaide pour un tourisme « éthique, écologique et responsable » »

C’est en effet mieux qu’un tourisme immoral, dégueulasse et irresponsable

2.Était-ce nécessaire de le dire?

http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Rome/La-Papal-Foundation-rassuree-par-les-efforts-de-transparence-financiere-du-Saint-Siege-_NP_-2012-04-23-798026

« La Papal Foundation « rassurée » par les efforts de transparence financière du Saint-Siège »

C’est un peu comme si l’Association Française des banques se félicitait des efforts de transparence financière de l’ensemble BNP- Crédit Agricole-CE/BP- Société Générale-etc…

3.Le nouveau denier du culte?

http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Rome/Le-Vatican-emet-de-nouvelles-pieces-en-euros-_NP_-2012-04-23-798004

« Le Vatican émet de nouvelles pièces en euros »

Comme c’est vulgaire quand on est une puissance spirituelle de se comporter comme une vulgaire principauté azuréenne.

Mais on comprend du coup la profonde divergence idéologique entre Nicolas Dupont-Aignan et Christine Boutin

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Etre jeune c’est dur, devenir vieux aussi!

Une année de la jeunesse, ça suffit!

De juillet 2010 à juillet 2011, ce fut l’année mondiale de la jeunesse. On sait ce qui en advint : des “indignés” à Madrid et un peu partout dans le monde, un printemps arabe qui leur doit beaucoup. Mais l’année est maintenant terminé et les jeunesses du monde ont un peu la gueule de bois. C’est vrai dans les pays arabes où elles se sont fait confisquer leur printemps par des politiciens religieux. C’est vrai aussi et surtout en Europe où elles payent un lourd tribu à la crise

http://www.ouest-france.fr/actu/international_detail_-En-Europe-le-chomage-percute-la-jeunesse-_3637-2068543_actu.Htm

“En Europe, le chômage percute la jeunesse “

Longtemps, la France et l’Espagne ont partagé le douteux privilège d’avoir un taux de chômage des jeunes élevé. Depuis trois ans, cela se généralise à toute l’Europe, exception faite  peut-être de l’Allemagne. Tant que le soutien familial durera, cela tiendra mais, la crise durant, ce soutien devient lui-même de plus en plus précaire. Une société qui sacrifie ainsi sa jeunesse se sacrifie un petit aussi. Ceci explique sûrement ces gestes de colère désespérée qu’ont recueillis nos urnes dominicales.

Il faut décidément se méfier des” années mondiales”. Elles ne sont là le plus souvent que pour se donner conscience pendant 365 jours.

Après, c’est souvent pire.

L’auteur de l’article ci-dessous à raison de conclure par cette phrase terrible : ” Partout,  les jeunes  vont à reculons vers l’avenir”

Manquerait plus qu’une année de la vieillesse!

Et à l’autre bout de la chaîne de la vie, ce n’est guère plus réjouissant. Nous nous glorifions en France de vivre plus longtemps que nos voisins européens. On a les glorioles qu’on peut. Il faut reconnaître que cela est peut-être dû à l’”excellence” de notre système de santé qui nous maintient en vie plus longtemps qu’ailleurs. Oui, mais dans quelles conditions!

http://www.ouest-france.fr/actu/societe_detail_-Nous-vivons-plus-vieux-oui-mais-pas-tres-bien-_3636-2068141_actu.Htm

« Nous vivons plus vieux, oui mais pas très bien. »

Cette étude de l’INED est intéressante car elle met en lumière un des défauts majeurs de nos sociétés qui est de mesurer la quantité plutôt que la qualité. Ici, il s’agit de quantité de jours de vie contre une qualité de la vie. Vivre 2 ans de plus que les Suédois, c’est peut-être bien  mais vivre  10 ans de plus de rhumatismes, d’affections diverses et variées et être de plus en plus dépendant, n’est peut-être pas forcément un privilège.

Pas besoin d’une année mondiale de la vieillesse pour prendre conscience que là se trouve un nouveau défi pour nos sociétés. L’exception suédoise devrait être analysée de plus près, plutôt que de regarder d’un air méfiant ce pays qui remet au travail ses retraités. En y regardant de plus près, peut-être y verrions-nous que l’Etat providence qui a fait le succès du modèle suédois dans les années 60 à 90 a créé des conditions de vie favorables à une prévention des maladies dues à l’usure au travail.

A contrario, les modèles productifs allemands et français apparaitraient comme des facteurs aggravant de ces troubles.

Vous voyez qu’il n’est nul besoin d’une année mondiale de la vieillesse pour y réfléchir.

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Brève de compteur n°62

Ils sont insatiables

A. Une entreprise finlandaise vient s’installer en France pour profiter de la mise aux enchères des centrales hydrauliques et mettre un pied dans le marché du photovoltaïque et sa démarche est d’un cynisme assumée.

Comme le dit si bien, en substance, son dirigeant : « Nous avons bien profité de la dérégulation.  Nous espérons que les autoroutes de l’énergie européenne se mettront en place car c’est là que nous nous faisons de l’argent. »

http://www.latribune.fr/green-business/l-actualite/20120411trib000693045/energie-le-geant-finlandais-fortum-mise-gros-sur-la-france-.html#xtor=EPR-2-[Green+Business]-20120424

« Energie : le géant finlandais Fortum mise gros sur la France »

Il y a quelques jours Jacques Delors lançait un appel pour une Europe de l’énergie. Voici une entreprise typique de ce que cette Europe de l’énergie produirait. Le marché unique de l’énergie est peut-être une bonne idée mais pas dans ces conditions. Un régulateur unique européen ne peut sûrement pas tout voir et tout contrôler. Des régulateurs nationaux face à de tels mastodontes ne pourrontnt rien faire

B. Deux exemples parmi tant d’autres de la boulimie énergétique des grands groupes énergéticiens

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20120423trib000694938/le-gaz-bresilien-dans-le-viseur-de-e.on.html#xtor=EPR-2-[Industrie++Services]-20120423

« Le gaz brésilien dans le viseur de E.ON »

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20120423trib000694962/gdf-suez-va-etendre-les-capacites-de-production-de-trois-centrales-en-arabie-saoudite.html#xtor=EPR-2-[Industrie++Services]-20120423

« GDF Suez va étendre les capacités de production de trois centrales en Arabie Saoudite »

Comment voulez-vous que de tels groupes puissent un jour adhérer à la seule politique énergétique raisonnable, qui est celle de la sobriété. Ils sont tellement insatiables qu’ils arrivent même à rendre polluantes les énergies renouvelables par manie du gigantisme, quand ils y touchent.

Les dangers du pétrole

Nous connaissions déjà les risques de marée noire et on attend avec anxiété le jugement de la Cour de Cassation sur l’affaire « Erika » (suivra-t-elle les conclusions de l’Avocat général ?).

Nous connaissions les risques de plus en plus grand que prennent les pétroliers pour aller chercher du pétrole et du gaz au fond des mers (Total en Mer du Nord, Shell dans le Golfe du Mexique et demain peut-être au large de la Guyane).

Nous connaissions les dégâts environnementaux et sanitaires que provoque l’exploitation des sables bitumineux,  et des gaz de schiste.

Mais voici le retour des guerres pour le pétrole. Nous nous doutions que les interventions militaires en Lybie et en Irak n’étaient pas que pour la défense de la démocratie mais nous avons au Soudan une nouvelle preuve que certains sont prêts à tout pour sauvegarder leur approvisionnement

http://www.ouest-france.fr/actu/international_detail_-Le-petrole-enflamme-les-deux-Soudan-_3637-2069800_actu.Htm

« Le pétrole enflamme les deux Soudan »

Et quand on pense que tous les médias nous ont fait croire qu’il s’agissait d’un conflit religieux entre musulmans au Nord et Chrétiens au Sud. Les religions ont beau dos. Et ce pauvre Georges Clooney qui a crapahuté dans ces zones pour alerter le monde entier sur le drame soudanais. Il n’y a pas que le café qui soit noir. What else ?

Quand on veut, on peut

 

C’est un peu le message que font passer actuellement les Japonais qui font vraiment flèche de tous bois pour récupérer un peu d’autonomie énergétique

http://www.latribune.fr/green-business/l-actualite/20120410trib000692822/au-japon-27-terrains-de-foot-bientot-couverts-de-panneaux-solaires.html#xtor=EPR-2-[Green+Business]-20120424

« Au Japon, 27 terrains de foot bientôt couverts de panneaux solaires »

Imaginez un instant ce que pourrait être une sortie du nucléaire si un pays, disons le nôtre, mettait autant d’énergie que le Japon pour trouver des solutions énergétiques  efficaces et propres mais qu’au lieu de le faire dans l’urgence et la précipitation, cela se faisait dans un cadre planifié et une programmation sur 20 ans. La lisibilité de la démarche ferait fleurir des dizaines de projets qui autrement n’émergeraient pas, faute d’un minimum de garantie sur leur pérennité.

C’est aussi le sens du message que fait passer le syndicat des énergies renouvelables (SER)

http://www.latribune.fr/green-business/l-actualite/20120417trib000694023/peut-on-multiplier-par-dix-la-part-de-l-eolien-dans-le-mix-energetique-francais-.html#xtor=EPR-2-[Green+Business]-20120424

« Peut-on multiplier par dix la part de l’éolien dans le mix énergétique français ? »

Sans volonté politique, ni encouragement financier, en effet, l’éolien français continuera son petit bonhomme de chemin alors que l’objectif de sortie du nucléaire voudrait que nous aussi fassions flèche de tout bois encore plus qu’ailleurs. Quand on a  « la chance » d’avoir un parc nucléaire qui fournit 70% de l’électricité consommée en France, on est gravement intoxiquée et le remède doit être à la hauteur du mal.

La seule énergie vraiment écologique, c’est celle qu’on ne consomme pas. 

Maitriser sa consommation, c’est d’abord la connaître pour pouvoir la moduler. Vous connaissez tous le mal que je pense de Linky qui est au smart grid ce que Dinky Toy[MdlJ1]  était à Rolls Royce. Mais pendant que toutes les autorités énergétiques se liguent pour essayer de nous le fourguer de force ailleurs, on invente et on innove et vous ne serez pas surpris en lisant le document ci-dessous, que les Californiens ont déjà pris deux longueurs d’avance sur nous qui avons pourtant les meilleurs ingénieurs  « réseaux » du monde

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69838.htm


 [MdlJ1]Marque de voitures miniatures hélas disparue

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Asinus asinum fricat , en Français « qui se ressemblent, s’assemblent »

1° Nous souhaitons la bienvenue aux trois nouveaux membres de la Commission Économique de la Nation :

Monsieur C…., conseiller maitre à la Cour des Comptes, qui fut juste avant le patron de l’INSEE,

Madame R.., de la London School of Economics membre du CAE

et  madame V…., chef économiste du bureau parisien de Goldman Sachs

Ils ne seront pas en territoire inconnu puisqu’ils retrouveront

1°) Le chef économiste de BNP Paribas  Le chef économiste du Crédit agricole  Le chef économiste d’AXA  Le chef économiste de la Société Générale, La chef économiste d’HSBC, membre du CAE et ancienne collaboratrice de deux ministres et un premier ministre, Le chief risk officer de Scor

2°) Cinq membres du CAE

3)°Le commissaire général adjoint à l’Investissement, Inspecteur des finances Le Directeur général délégué de RFF, Inspecteur général des Finances, ancien collaborateur de deux premiers ministres, le président de l’autorité de la statistique publique, inspecteur général de l’INSEE

4°)Un ancien collaborateur de Madame Lagarde,

Un ancien collaborateur de 4 ministres des finances, directeur financier de la Société Générale

5°)L’ancien vice-président du MEDEF

6°)Le rédacteur en chef du Figaro, Le senior manager de Footprint consultants ancien DG de l’Institut Montaigne et ancien rédac’ chef de la lettre de lExpansion Le rédacteur en chef des Echos,

Une partner de la société française d’ingénierie économique, Madame Legros

7°)Une secrétaire nationale de la CFDT et un ancien secrétaire de la CGT

Les tenants de la pensée unique économique ne prendront jamais le risque de mésalliances. Tout au plus accepteront-ils quelques alibis, qui seront autant d’otages. Ici, ils sont deux, des syndicalistes.

2°. Cela renvoie à un débat qui a commencé il y a environ deux ans avec le manifeste des économistes atterrés http://www.atterres.org/page/manifeste-d%C3%A9conomistes-atterr%C3%A9s

dont je n’avais pas dit que du bien à l’époque, non que je sois en désaccord avec eux sur le fond mais le manifeste qu’ils nous proposaient à l’époque était lui-même plein de sciences financières et en quelque sorte un hommage en négatif à la toute-puissance de la finance. Depuis leur discours s’est un peu radicalisé et ouvre de nouvelles voies.

http://www.atterres.org/

Pour ceux que cela intéressent, je les renvoie aux billets que j’avais écrits à l’époque en septembre 2010 dont je ne retire pas une virgule. Les liens sont en fin de ce billet

3°. Alternatives économiques qui s’est créé justement sur ce refus de la pensée unique en matière économique est évidemment à la pointe de ce débat actuel

Christian Frémaux  le résume parfaitement

http://www.alternatives-economiques.fr/experts-economiques—il-faut-assurer-un-reel-pluralisme-_fr_art_633_58707.html

Et dans ses notes de lecture  Christian Chavagneux enfonce encore un peu plus le clou

http://alternatives-economiques.fr/blogs/chavagneux/2012/04/03/des-economistes-au-dessus-de-tout-soupcon/

Il n’est pas jusqu’à Jean Gadrey qui n’y mette son grain de sel

http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2012/03/29/liaisons-dangereuses-c%E2%80%99est-le-printemps/#more-331

En économie, et surtout en économie financière, une biodiversité dense est la garantie d’un écosystème vivant et robuste et évite les malformations génétiques dues à une trop grande consanguinité

http://dominiqueguizien.wordpress.com/2010/09/22/%C2%AB-manifestement-les-economistes-m%E2%80%99atterrent-%C2%BB03/

http://dominiqueguizien.wordpress.com/2010/09/23/%C2%AB-manifestement-les-economistes-m%E2%80%99atterrent-%C2%BB13-les-marches-marchent-ils/

http://dominiqueguizien.wordpress.com/2010/09/24/%C2%AB-manifestement-les-economistes-m%E2%80%99atterrent-%C2%BB23-nous-avons-tous-mal-a-la-dette/

http://dominiqueguizien.wordpress.com/2010/09/27/%C2%AB-manifestement-les-economistes-m%E2%80%99atterrent-%C2%BB33-%C2%AB-europe-europe-europe-dit-le-choeur-des-cabris/

http://dominiqueguizien.wordpress.com/2010/09/28/%C2%AB-manifestement-les-economistes-m%E2%80%99atterrent-%C2%BB43-conclusion/

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